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{vengeance} les articles

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zazie1405




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MessageSujet: paris match Sam 3 Nov 2012 - 18:48

Un article dans Paris Match :

Trois ans après « La superbe », il revient avec « Vengeance », splendide nouvel album. Et entend bien régler son compte à cette satanée chanson française.

Benjamin Locoge -

Comment se remettre d’un succès ? Depuis ses débuts en solo, Benjamin Biolay était habitué aux louanges de la presse mais aux scores modestes. Puis « La superbe » a tout changé. Paru en 2009, le double album, écoulé à plus de 250 000 exemplaires, lui a permis d’entrer enfin dans la cour des vendeurs de disques. Alors ? « Alors, ça fait du bien, sourit-il. Mais, s’il n’y avait pas eu la crise du disque, j’en aurais vendu plus d’un million. Du coup, je ne suis toujours pas propriétaire, je n’ai toujours pas acheté de maison ! » Arrogant, Biolay ? Non, franc du collier plutôt. « Je sais tenir ma langue désormais, mes références en la matière étaient les rockeurs anglais qui passent leur vie à foutre la merde et à provoquer. »

Trois années plus tard, le musicien a retrouvé le chemin des studios. « Au départ, je me suis lancé dans un projet électro post-punk, “Monopole”, où je ne chantais pas. J’ai fait des sons, des mélodies témoins, mais après on m’a fait comprendre qu’il était temps que j’entre en studio… J’ai donc commencé à écrire pour moi et, en réécoutant “Monopole”, j’ai trouvé plein de choses qui me plaisaient. » En vérité, Biolay voulait surtout éviter de faire « La superbe 2 ». « C’est la règle… » Alors, « Vengeance » part dans toutes les directions, de la chanson française traditionnelle au hip-hop, en passant par le rock. « Quand je compose, il n’y a que mon côté sombre qui ressort. Les gens ne savent pas que je suis le premier à vanner toute la journée, que je suis un fan de sport, de cinéma… “Vengeance” est un album plus ramassé que “La superbe”, c’est plus flagrant que, musicalement, je n’ai pas qu’une obsession. Cet album ­ressemble aux trucs que j’ai dans mon iPod. »

Côté influences, Biolay a trop longtemps souffert de la comparaison avec Gainsbourg. « Vengeance » montre qu’il a plus d’une couleur sur sa palette et est aussi à l’aise avec Vanessa Paradis qu’avec Oxmo Puccino ou Orelsan, tous invités à chanter avec lui. « J’aime Gainsbourg, mais tout n’est pas parfait dans sa discographie. Il a été une pierre angulaire à un moment donné, mais j’ai su tourner la page. » Biolay reconnaît volontiers que, ces derniers temps, il a écouté peu de musique française (« J’attends que les albums viennent à moi ») et s’est principalement intéressé au hip-hop américain. « Vengeance » en porte fièrement les stigmates.

Côté vie privée, cet éternel célibataire avoue avoir été secoué par la liaison qu’on lui a prêtée avec Carla Bruni en 2010. « Moi encore, j’en ai vu d’autres… Mais pour mes proches, ma fille, ce n’était vraiment pas drôle. J’aurais aimé un geste de Carla envers moi. Il n’est jamais venu. » De cette mauvaise blague, Biolay a su tirer les leçons nécessaires : les interviews ont lieu dans les bureaux de sa maison de disques, et on sent bien que le garçon s’interdit toute plaisanterie ou propos ironique. « J’ai été fâché avec de nombreux confrères pour des ­conneries lancées à l’emporte-pièce. » Il dit néanmoins faire attention à sa fille, Anna, la première à souffrir du succès de son père. « Quand quelqu’un m’aborde dans la rue et que nous sommes ensemble, elle le vit assez mal. Personne n’ose déranger sa grand-mère ­[Catherine Deneuve] parce qu’elle est bien plus impressionnante… »

Mais ne vous y trompez pas, si Biolay crie « Vengeance », c’est avant tout par envie d’être écouté. « Ces trois dernières années m’ont permis de comprendre aussi combien la musique était importante dans la vie. J’aime faire l’acteur, et même de plus en plus. Mais écrire une chanson, réaliser un disque, être sur scène, chanter, c’est ce que je sais faire le mieux au monde. » Abandonnées donc les menaces de tout envoyer balader, les supposés derniers disques, la retraite possible. « Je me vois bien faire une carrière à la Julien Clerc, dit-il sereinement. Avec la même constance, la même rigueur. Il a toujours su ne pas s’endormir. » Pour Benjamin Biolay, désormais, la route est toute tracée.


La playlist de Benjamin Biolay

1. La chanson qui a changé votre vie ? « Moody’s Mood For Love » de Georgie Fame.
2. La chanson qui vous fait pleurer ?« I Get Along Without You Very Well » chantée par Chet Baker.
3. La chanson qui vous fait du bien ? « Summer Soft » de Stevie Wonder.
4. La chanson que vous faites écouter à votre fille ? C’est elle qui me fait découvrir des trucs… Moi, je lui fais écouter les premiers Salvador.
5. La chanson que vous auriez aimé écrire ? « God’s Comic » d’Elvis Costello.
6. La chanson de votre répertoire que vous détestez ? « Une chaise à Tokyo ».
7. La chanson qui va faire mal sur ce nouveau disque ? « Ne regrette rien ».

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Flo86
la superbe



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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Sam 3 Nov 2012 - 19:46

merci qu'est-ce pour le scan Wink
merci zazie pour l'tw de match : cma va faire une crise cardiaque, réf "chaise à tokyo"
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Marion02
rêve de cures de sommeil



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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Sam 3 Nov 2012 - 22:12

Flo86 a écrit:
cma va faire une crise cardiaque, réf "chaise à tokyo"

ahah, j'ai pensé pareil !
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lili
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Lun 5 Nov 2012 - 10:28

il y a un mini article dans 20 minutes mais j'ai l'impression que c'est une resucée de celui de l'afp qui est ici sous le nouvelobs, apparemment c'est le cas pour beaucoup

humour de merde : moins d'itw ça évitera d'autres débordements remarque Laughing

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Qu'est-ce que ça peut fai
quelque part à paris



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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Lun 5 Nov 2012 - 14:44

lili a écrit:


humour de merde : moins d'itw ça évitera d'autres débordements remarque Laughing

Tant qu'il ne se contredit pas
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lili
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MessageSujet: le monde Lun 5 Nov 2012 - 15:13

Benjamin Biolay perd de sa superbe

Par Stéphane Davet

Sa vengeance, Benjamin Biolay l'a tenue avec La Superbe. En 2010, une quasi-unanimité critique, deux Victoires de la musique et un succès platiné couronnaient ce double album, offrant un nouveau statut à cet auteur-compositeur-réalisateur-arrangeur dont on s'arrachait jusqu'ici le talent (ses collaborations, entre autres, avec Françoise Hardy, Keren Ann, Henri Salvador...), tout en pinaillant sur ses qualités d'interprète. On se rappellera longtemps la première écoute de ce disque fleuve. L'impression de cohérence malgré le foisonnement, l'efficacité immédiate des mélodies, des textes enrichis d'un supplément d'âme et d'impudeur.

La première oreille jetée à Vengeance, son successeur, ne produit pas le même effet. Sa matière paraît d'abord plus dispersée. Elans rhythm'n'blues et rudesse rock alternent avec des orchestrations romantiques, des digressions hispaniques, rap ou jazzy. Et, contrairement à La Superbe, peu de chansons saisissent instantanément par la précision de leurs confidences. La réécoute révèle pourtant de grands moments. La façon dont Aime mon amour articule le lyrisme mélancolique de son leitmotiv de guitare avec la puissance soul des cuivres propulse cette supplique jalouse vers un séduisant sommet. Décidément inspiré, comme l'était Gainsbourg, par la cruauté amoureuse, Biolay trousse en macho blessé un Marlène déconne sautillant habilement entre arpèges fluides et synthétiseurs encrassés.

Ces échos new wave imprègnent une poignée d'autres chansons aventureuses. L'exercice peut tourner au pastiche (L'Insigne Honneur dans les traces de New Order), mais aussi occasionner l'impressionnante plongée de Sous le lac gelé. Cette immersion dans les eaux sombres des non-dits de la "vieille France" entête par son roulis synthétique, la chaude sensualité d'un crooner pris dans l'engrenage d'un cauchemar éveillé. Les fécondes énigmes de Bashung ne sont pas loin, comme sur un Trésor trésor très Bijou bijou.

Cependant, là où le titre de l'album promet des paroles aux crocs aiguisés, on constate régulièrement un manque de mordant. Est-ce l'apaisement de la réussite qui éloigne le dandy des textes à vif et du vécu qui rayonnaient de La Superbe ? Les désordres sentimentaux, les doutes et les fêlures du quadra se contentent ici trop souvent de facilités d'auteur rassasié.

Profusion

Toujours avide de collaborations, l'ex-Lyonnais, désormais Parisien, témoigne dans ce sixième album solo de la diversité de ses champs d'action. Artistes des milieux folk (Julia Stone pour le charmant Confettis), rock (l'ancien Libertines Carl Barât), rap (les rimes vénéneuses d'Orelsan, l'épaisseur chaleureuse d'Oxmo Puccino), argentin (la photographe-musicienne Sol Sanchez) ou variété (Vanessa Paradis - dont il élabore le prochain album -, transparente dans Profite) sont ici invités à partager sa table. Cette profusion ne trahit-elle pas une autre faiblesse, le chanteur s'appuyant sur ses invités comme sur trop de béquilles ? Aucun de ces duos, en tout cas, ne résonne de la complémentarité viscérale qui habitait celui formé par Biolay et Jeanne Cherhal dans Brandt Rhapsody, apogée de son décidément trop superbe précédent album.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/11/05/benjamin-biolay-perd-de-sa-superbe_1785881_3246.html

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lili
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Lun 5 Nov 2012 - 15:15

autre avis : critique de femina, merci à kiki pour le scan


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M. Clown
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 6 Nov 2012 - 0:35

Vava3003 a écrit:
Dans le Grazia en kiosque





Ok l'article n'est pas vraiment lisible désolée je n'achète pas Grazia...

Presse en revue


« Dieu, c’est comme le sucre dans le lait chaud : il est partout et on ne le voit pas, et plus on le cherche moins on le trouve » (Coluche).

Je lis dans l’édito de Grazia : « la BB cream bientôt détrônée par la CC cream » ! Quoi ? A peine sorti l’album de BB, il serait déjà éclipsé par un nouvel album de sa soeurette, autre crème de la chanson française !? Alors j’ai épluché le mag’.
« La BB cream va bientôt voir débarquer sa petite sœur, la CC cream » confirme bien la page 117, mais pas d’info sur l’album de Coralie. La page 47 titre bien le « Goodbye » d’une beauté, mais il s’agit en fait du bye bye de Sylvia Kristel. Préférant le tout-à-l’égout au fauteuil en osier, je suis donc reparti en quête, mais n’ai rien trouvé sur Coralie Clément. Par contre BB était partout, sublime – en pages 70 à 73 - et subliminal un peu partout : en indispensable trompe-l’œil, comme le titre de son dernier album (p.19) ; en BB cream (p.49, 51 et 151) pour mettre du baume au coeur de ses fans ; en Bobbi Brown, son nouveau double soul (p.134) ; en octobre rose (p.152) et en bleu (p.126), les tons rois de son nouvel album ; dans le bon mix (p.106) entre rétro 60’s (p.38), néo 80’s (p.143) que BB cannibalise avec toujours autant de talent ; dans un jaune « up » et un noir « down » (p.24) pour ajouter un peu d’hiver à un album annoncé avec beaucoup de love, love, love (p.100 et 150) songs carrément canon qui nous dit, bien après des amours trash, « make love not porn » (p.81) – avec plaisir si c’est en jolis DIM (p.91) ; dans l’Absolut ou la Smirnoff des night shops parce que le scotch prend la tête (p.136).
Pour cet amour subliminal, on dit merci Grazia, et gracias à Vava.
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Louise




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 6 Nov 2012 - 8:58

Une nouvelle ITWEVENE avec des points de vue intéressants sur sa musique et son son cinéma :

Benjamin Biolay : « Vengeance n’est pas un album qui saute à la gueule »
Propos recueillis par Pauline Le Gall - Le 05/11/2012

Après le succès de son album « La Superbe », sorti en 2009 et désormais disque de platine (plus de 100 000 exemplaires vendus), Benjamin Biolay revient avec « Vengeance », un disque exigeant et éclectique. Rencontre avec celui qui ne se considère pas comme un représentant de la « chanson française. »


Vengeance est un titre trompeur. Benjamin Biolay n’est pas revanchard, et la sortie imminente de son nouveau disque le met de bonne humeur. Il a bien conscience que cet album complexe, aux arrangements pointus, va surprendre son noyau de fan. Mais il semble s’en réjouir, lui qui aime l’idée d’avoir enregistré des disques « tous très différents ». Alors il ne s’inquiète pas, qu’après le succès de La Superbe, Vengeance puisse connaître un parcours plus modeste. Son best-of, sorti en 2011, lui a permis de prendre du recul sur ses vingt ans de carrière. « Profite », chante l’optimiste Benjamin, qui étend son terrain de jeu au-delà de la musique. Il s’est désormais fait une place dans le cinéma français avec des rôles remarqués dans Stella de Sylvie Verheyde ou Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewokowicz. Et le duo Jaoui-Bacri lui a même offert un rôle dans son nouveau film, Au bout du conte (en salles le 6 mars 2013). Biolay est aussi un producteur réputé, menant de front la réalisation des albums de Vanessa Paradis ou Carl Barât, ex-Libertines, qui font tous les deux des apparitions sur son disque. Une hyperactivité qui ne l’empêche pas de travailler chacun de ses disques avec précision, patience et intelligence. Ce Vengeance, entre délire eighties et grandes ballades hédonistes, en est la preuve.

Votre précédent disque La Superbe avait fini sa carrière disque de platine. La pression monte avant la sortie lundi de votre septième album, La Vengeance ?


film, avec un générique. On pouvait rentrer dedans facilement. Les gens qui ne connaissent pas ma discographie auront peut-être plus de facilité à entrer dans ce dernier album que les gens qui aiment ce que je fais, qui seront sûrement plus déroutés. Mais ils trouveront la solution, du moins je l’espère !

Il se dégage une énergie plus positive de ce disque, moins d’amertume que dans La Superbe. Ça représente votre état d’esprit actuel ?

C’est un disque plus hédoniste. Dans le champ lexical de cet album il n’y a pas d’amertume. Je pense que l’amertume est un sentiment pourri, qui ne sert à rien, comme la vengeance. Ce sont des sentiments qui vous bloquent et qui vous castrent. Par contre, la tristesse c’est totalement acceptable. De la tristesse sont nées des œuvres d’art magnifiques. Il y a quelques mantras dans le disque comme « profite », « ne regrette rien » qui témoignent de mon rapport plus pacifié aux choses.

On a beaucoup parlé des collaborations sur Vengeance : Orelsan, Vanessa Paradis, Julia Stone, Oxmo Puccino, Carl Barât des Libertines… Comment se sont faites ces rencontres ?


La plupart était d’un naturel et d’une spontanéité confondante. Vanessa Paradis, je réalise son prochain album, Carl Barât je coréalise son futur album, Julia Stone, j’ai chanté avec elle sur son disque,… Ce sont des gens qui sont passés en studio ou à qui j’ai fait écouter mon disque. Vanessa et Julia se sont mises à chantonner sur des morceaux qu’elles aimaient. Pour Orelsan et Oxmo Puccino, c’était une vraie demande de ma part. J’avais laissé des mesures vierges pour qu’ils puissent réinventer la chanson et donner leur point de vue. C’est eux qui écrivent leur texte. J’ai la chance de travailler avec des gens que j’admire la plupart du temps. Là, que ce soit les Libertines ou Oxmo, ce sont des artistes que j’écoute souvent. Pour la suite de ma carrière, je ne m’interdis pas de sortir un album sous mon nom ou sous un nom d’emprunt, dans lequel je ne chanterai pas ou peu.

Vous avez particulièrement soigné les arrangements du disque. Comment les avez-vous pensés ?

La production et le sound design sont encore plus jusqu’au-boutistes que d’habitude. Je travaille sur les arrangements comme un peintre, je me dis « il faut plus de bleu », « il faut plus de lumière », « il faut que le ciel soit plus torturé »… Il y a des instruments qui viennent naturellement à l’esprit. Ce disque est moins lyrique, j’ai enlevé beaucoup de violon. J’avais envie d’un combo basse, batterie, guitare et synthé, avec comme inspiration toute la pop eighties de Manchester : Joy Division, les Smiths… Je ne me suis rien refusé sur ce disque.

En 2013 vous préparez une grosse tournée, ça ne va pas être difficile à concilier avec votre carrière d’acteur ?

Ça va être l’année noire cinématographiquement. Je fais une très longue tournée en France et à l’étranger donc je vais devoir ne pas tourner au cinéma pendant un moment. Il faut prier pour qu’on ne me propose que des conneries ou rien !

Vous jouez dans le nouveau film d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Que retenez-vous du tournage ?

C’était un vrai plaisir. C’est tellement bien écrit et précis… Je les adore comme acteurs. Jouer avec Jean-Pierre et le côtoyer chaque jour c’est un plaisir. C’est un acteur que j’admire beaucoup. Pour ce qui est du tournage, c’était une production assez lourde, et je n’avais pas connu ça jusqu’ici, c’était plutôt impressionnant.

Vous avez déjà parlé de votre envie de passer au scénario…

L’écriture et la réalisation m’intéressent, parfois j’ai des idées. Je me dis que ça serait bien de mélanger mes deux passions et de faire une comédie musicale différente de ce qui se fait en France, écrite et réalisée par la même personne. Ça pourrait être très maîtrisé, mais je n’ai pas encore de sujet.

Qu’est-ce que ça vous a fait d’être décoré de la médaille d’officier des Arts et des Lettres ?


J’avais été nommé officier par Frédéric Mitterrand. Normalement, on est d’abord nommé et on décide ou non de faire une cérémonie. J’avais décidé de ne pas en faire, mais Aurélie Filippetti est une amie proche, on a travaillé ensemble sur la campagne de François Hollande. Ça me faisait plaisir qu’elle me la remette. Mais ce n’est pas son décret à elle. Jamais elle ne m’aurait nommée, ce n’est pas le genre de la maison. Il y a une nouvelle génération au pouvoir qui n’a pas les mœurs de l’ancienne, on ne fait pas de petits arrangements entre amis.

Vous êtes toujours pro-Hollande ?

J’ai toujours été derrière cet homme, qui s’est toujours montré à la hauteur de ses nouvelles ambitions. Intellectuellement, il n’a pas beaucoup de limites et il est très moral. Après, l’avenir du pays dépend malheureusement de l’avenir de beaucoup d’autres pays, et les questions financières sont d’une complexité diabolique. Alors il faut tenir bon et surtout, il faut arrêter de faire du Hollande bashing, même si ça vend mieux que les francs-maçons. Il faut se souvenir qu’on n’a pas élu le magicien d’Oz. Mais je vous le dit : avec Hollande, on n’est pas à l’abri d’une très bonne surprise.



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M. Clown
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mer 7 Nov 2012 - 23:17

B.B. dans :

le supplément Styles de l'Express du 07/11 (de jolies photos avec Léa Seydoux) ;

le Rolling Stone de novembre (avec une très belle phote en noir et blanc )
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lili
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MessageSujet: let it sounds Jeu 8 Nov 2012 - 15:24

itw belge ! :

http://letitsound.blogs.lalibre.be/archive/2012/11/08/biolay-l-aventurier.html

biolay, l'aventurier !

BB revient avec “Vengeance”, un 7e album somptueux où il se permet tout : brûlots new wave, duos sensuels, virées hip hop, ballades mélancoliques... Rencontre avec un pilier de la chanson et de la pop françaises du XXIe siècle.

Nul besoin de lui souhaiter la bienvenue en Belgique : Benjamin Biolay est un peu chez lui, aux studios ixellois ICP où il reçoit les journalistes en ce pluvieux jour d’automne. "Bout à bout j’ai dû vivre trois ans ici, depuis quinze ans, acquiesce-t-il. C’est un des meilleurs studios du monde, un des plus vastes, des mieux équipés. Tout est fait pour qu’on n’ait plus à penser à rien d’autre que la musique." S’enfermer dans son monde, dans sa musique, c’est un truc qu’il doit fort bien faire, cet auteur-compositeur-interprète-réalisateur un peu introverti, pas très "buzz" ni "showbizz" et cependant pièce maîtresse du puzzle musical français du XXIe siècle. Depuis 2009, il a vu son public considérablement s’élargir, avec le double album - bien nommé - "La Superbe", qui s’est écoulé à 250 000 exemplaires et lui a valu deux Victoires de la musique.


Deux ans plus tard, voici venir le temps de la - non moins fascinante "Vengeance". Un opus éclectique mais toujours classe, où il est beaucoup question d’amour. Où, ici et là, Biolay affiche ouvertement ses premières amours : la new wave (ah, cette chanson "Marlène déconne" !) et le hip hop. Et où il s’offre sept duos : avec l’Anglais Carl Barât, les rappeurs français Oxmo Puccino et Orelsan, l’Australienne Julia Stone, l’Allemande Gesa Hansen et l’Argentine Sol Sanchez - deux signatures de son propre label. Et, last but not least, Vanessa Paradis. Biolay a réalisé et co-écrit son prochain album sur lequel, pour l’heure, il reste très discret.

Rencontre avec un artiste que l’on retrouvera aussi bientôt sur grand écran, dans "Au bout du conte" d’Agnès Jaoui, "Mariage à Mendoza" d’Edouard Deluc et "L’Art de la fugue" de Brice Cauvin.


Quels changements le succès de “La Superbe” a-t-il engendré ?

Plus de responsabilités. Tout à coup, on emploie plus de gens. Il m’a permis aussi de créer mon label avec un peu plus d’argent. Moi, je n’ai rien changé à mon mode de vie. Mais cela crée de l’émulation. Et cela a aussi rassuré certains collègues, le fait qu’un disque comme celui-là puisse, à un moment, bien fonctionner, sans pour autant avoir fait aucune concession à la pop music.

Qui avez-vous signé sur votre label ?

La chanteuse Alka - qui a un peu chanté en tournée avec moi. L’album doit paraître chez Naïve en 2013. De la chanson française assez rock. Et puis il y a différents projets qui sont en développement. De la chanson, du rap. Des artistes d’origines diverses.

Créer un label de nos jours, c’est plutôt casse-gueule.

Oui, c’est pour ça qu’il ne faut pas trop signer. Il faut prendre le temps.

Dans “Next”, vous disiez : “Je ne serai jamais un chanteur populaire”. Votre succès actuel dément cela, non ?

Non. Je ne suis pas un chanteur populaire, je suis un chanteur qui a eu, par bonheur, par chance ou par miracle, du succès, en restant quand même super à gauche de la musique de France. On ne m’entend pas à la radio toute la journée

Peut-on dire de “Vengeance” que c’est votre album de chansons d’amour – un mot d’ailleurs très présent ?

Oui, c’est vraiment ce que je voulais faire. L’idée, c’est que la vengeance, c’est de l’amour, ce que je dis clairement dans la chanson "Vengeance". Il n’y a pas de vengeance qui tienne. On peut prendre une revanche sur la vie. La seule revanche c’est l’amour, la seule vengeance c’est l’oubli.

Oui, c’est ce que je voulais faire : parler d’amours heureux, d’amours contrariés, d’amours futurs, d’amours passés.

Et vous, quels sont les albums de chansons d’amour qui vous ont marqué récemment ?

Le plus beau, c’est le "Back to Black" d’Amy Winehouse. Ces chansons-là sont d’une beauté et d’une douleur C’est de l’amour pur, l’obsession de l’amour. L’amour magnifié par le blues et par une des plus belles voix qu’on ait eu la chance d’entendre. Une voix qui semblait avoir beaucoup plus qu’une vingtaine d’années, une voix chargée, et pleine d’histoire de la musique.

En écoutant cet album, on se dit que vous vous rapprochez de plus en plus de Gainsbourg, non pas par l’écriture…

Ah non, de fait : je ne fais pas de rejets, pas de rimes internes, etc. Et puis, je n’ai aucun cynisme, moi, je suis très premier degré.

Mais par la voix ou la manière de poser votre voix parfois, par l’éclectisme musical...

Sans doute parce que je l’ai écouté, comme tous les Français. Et parce qu’il s’intéressait aux autres musiques que la musique de la chanson française rive gauche. Il a fait une chanson à l’accordéon et puis il l’a lâché. Il y a une envie de voyage, une envie d’aventure. Il y a du panache, chez Gainsbourg, et j’essaie tant bien que mal d’en avoir un petit peu. J’adore le reggae, mais je ne ferai jamais un album de reggae parce qu’il l’a fait.

En 2012, Gainsbourg ferait peut-être un album de hip hop ?

Je ne sais pas. Il n’est pas né avec. Je viens de la banlieue de Lyon, je suis né en 1973. J’ai grandi avec le hip hop, du rock et d’autres musiques d’ailleurs - on était des juke-box vivants. C’était la libéralisation de la bande FM, il y avait des radios locales qui pouvaient enchaîner un Public Enemy avec un Big Audio Dynamite, par exemple.

C’était quoi, votre groupe-culte, quand vous étiez ado ?

Les Smiths, et ça n’a pas bougé. Côté rap, j’adorais 2 Live Crew, Public Enemy, NWA... Le hip hop, c’est la musique de ma génération. Je défie quiconque d’aller même chez un bourgeois et de ne pas trouver de NTM sur son iPod.

Orelsan et Oxmo Puccino chantent avec vous sur l’album.

Oxmo, c’est un des patrons. Il est là depuis très longtemps, et il a une rigueur dans l’écriture, une poésie permanente qui lui est propre. Il a écrit deux ou trois chefs-d’œuvre, comme "J’ai mal au mic". C’est comme Booba, il écrit vraiment, il n’y a pas une phrase qui est là par hasard. Et puis Oxmo, il a le gros son, c’est un vrai MC. Il est très respecté, il n’est jamais clashé par personne, il n’emmerde personne. Il voyage, musicalement.

Avec Gainsbourg, vous avez un autre point commun. Vous multipliez les duos, voire les albums avec des chanteuses – souvent des actrices.

Oui, mais Gainsbourg jouait à la poupée avec les filles, il les faisait toutes chanter pareil, il avait une idée de la tessiture qu’il voulait, il voulait les faire chanter très haut, etc.

Des filles qui n’avaient pas beaucoup de voix, souvent.

Voilà. Et quand elles avaient de la voix, il les faisait sous-chanter. Il fabrique un univers qui est très apprêté, mais ça ne s’entend pas, ça paraît naturel. Moi, je n’ai pas la même conception des choses.

Julia Stone a une voix particulière, une voix de femme-enfant.

Mais elle est virtuose. Il est hors de question que je lui donne la moindre intention, le moindre conseil. Et puis, dans ses textes, il y a un côté assez dur parfois. Elle joue bien avec les apparences. Et c’est une sacrée personnalité. Quelqu’un de très joyeux. Une Australienne qui a grandi sur la plage. Elle fait de la musique avec la même spontanéité qu’on se fait bronzer.

Vous réalisez le prochain album de Vanessa Paradis. “Paradis, c’est l’enfer”, a dit Gainsbourg à l’époque où il écrivait pour elle l’album “Variations sur le même t’aime”.

Bah, il était prêt à tout pour un bon mot, mais je suis sûr que cela s’est très bien passé.

“Venganza”, avec Sol Sanchez, est un morceau marquant.

C’est une artiste que j’ai signée sur mon label. C’est la chanteuse d’un groupe punk des années 2000 à Buenos Aires, qui s’appelait Sugar Tampaxxx. C’est parlé-chanté en espagnol sur un gros beat. Ça ressemble un peu à ce que fait cette rappeuse espagnole qui s’appelle La Mala Rodriguez.

“Vengeance”, pour un album qui parle d’amour, n’est-ce pas un peu sombre ?


Non, c’est pour rire.

Vous avez dit que vous n’étiez pas second degré.

Je n’ai pas dit que je n’étais pas troisième ou quatrième. ( Laughing )

Sophie Lebrun

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Vava3003
si loin de chez moi, je ne comprends pas pourquoi mon coeur s'emballe comme ça



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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Ven 9 Nov 2012 - 13:04

http://www.rtbf.be/culture/article/detail_benjamin-biolay-dans-hep-taxi-ce-dimanche-11-novembre-a-23h05-sur-la-deux?id=7870885

Benjamin Biolay dans Hep Taxi ! ce dimanche 11 novembre à 23h05 sur la Deux

Hyper créatif, Benjamin Biolay est parvenu à imposer son style à lui, d'un romantisme délicieusement anachronique. Après quelques disques remplis de talent dont on retient surtout « Rose Kennedy », « A l'origine », « Trash yé-yé » et « La superbe », il revient avec un album plus solaire que les autres, au titre trompeur de « Vengeance ».
Pour ce nouvel opus, il s'est laissé accompagner par des invités prestigieux comme Carl Barat, Vanessa Paradis, Julia Stone, OrelSan, Oxmo Puccino. Aux côtés de Jérôme Colin dans Hep Taxi!, le chanteur timide et mélancolique, coqueluche de ces dames, entame une conversation entre philosophie et confidence.

Sophie Dasnoy

Découvrez l'interview intégrale sans coupure et un extrait de l'émission !

http://ds2.ds.static.rtbf.be/article/pdf/biolay-1352451801.pdf
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Vava3003
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Ven 9 Nov 2012 - 13:17

Benjamin Biolay: "Exercer son art ne guérit pas ses angoisses"

Par Gilles Médioni (L'Express)

Pour L'Express Styles, et en exclusivité, Benjamin Biolay et Léa Seydoux se sont rencontrés et ont joué des scènes que n'aurait pas reniées Cocteau. Rencontre avec nos deux stars de 2012.

Ils se connaissaient à peine ; pourtant, tout les rapproche. Et, d'abord, un air de famille. Une nonchalance rebelle. Des destins contrariés. Elle rêvait de devenir chanteuse. Il s'impose un peu malgré lui en comédien. Avec leur détermination tranquille, Léa et Benjamin arpentent des chemins de traverse en dehors des modes, au-delà des marges. Elle navigue des blockbusters hollywoodiens à la nouvelle nouvelle vague. Il se coule dans la pop tendance comme dans la variété populaire ou le cinéma d'auteur. L'un comme l'autre ont impressionné 2012. Léa Seydoux a posé son empreinte dans Les Adieux à la reine, de Benoît Jacquot, où elle incarnait la lectrice impétueuse de Marie-Antoinette. Un rôle en clair obscur, tout en passion et en mouvements de l'âme. Benjamin Biolay a été le directeur artistique de l'album posthume d'Henri Salvador et il insuffle à l'automne l'esprit d'une (douce) Vengeance, titre de son dernier disque, ancré dans l'amour et les années 1980. Rencontre à deux voix.

C'est ma vie

Léa Seydoux: "Mon année a été hyperactive, tout comme les précédentes. Je dirais que, petit à petit, l'oiseau fait son nid. Cette expression me correspond très bien. J'ai aimé tourner Les Adieux à la reine, de Benoît Jacquot. La caméra de Benoît n'était ni intrusive ni perverse, mais [elle cherche ses mots]... bienveillante. J'ai enchaîné avec Le bleu est une couleur chaude, d'Abdellatif Kechiche, dans lequel j'incarne une peintre homosexuelle aux cheveux courts et bleus. Certains longs-métrages me marquent émotionnellement ; celui-là reste une expérience à part, entière et singulière. Je n'avais jamais tant rêvé la nuit d'un film, même après l'avoir achevé. C'est normal, un tournage long et intense demande de l'abandon, de la disponibilité, de l'envie. J'ai joué également dans Grand Central, de Rebecca Zlotowski, qui se déroule dans une centrale nucléaire. J'ai accepté les yeux fermés, sans lire le scénario, parce que c'était elle. Je suis actuellement immergée dans La Belle et la bête, de Christophe Gans. Les contes m'ont constituée et ont décuplé mon imagination d'enfant. Je tourne beaucoup, car je ne supporte pas l'inertie. La peur est un moteur [elle baisse la tête]. Quoique la peur, j'en ai même pas peur ! Je n'ai peur que de la vie [elle rit]."
Léa Seydoux dans Les adieux à la Reine.

Benjamin Biolay: "J'adore travailler, j'ai la chance de vivre de mes passions, mais je n'avais pas prévu d'être si débordé cette année. A la fois, je ne pouvais pas refuser des opportunités ou des coups de chance. Si bien que j'ai mené une vie monacale, moi qui étais un habitué des clubs. Je me suis investi dans quatre disques en même temps, notamment dans celui de Vanessa Paradis (sorti au printemps) et le mien : Vengeance [il sourit]. Le titre n'est pas revanchard. Après un album solo, La Superbe, où j'avais été décortiqué, je voulais partager des chansons en duo, avec Vanessa Paradis, Orelsan ou Oxmo Puccino, sonner comme un groupe. En mai, j'ai foulé les planches en devenant Othon, le Che de l'amour, dans l'opéra vidéo Pop'pea, d'après Monteverdi, au théâtre du Châtelet. J'étais supercontent d'en être, même si je ne me suis pas senti très dirigé. J'ai aussi participé à quatre films, dont Au bout du conte, d'Agnès Jaoui, où je suis un bad boy, et Doutes, de Yamini Kumar, dans lequel j'interprète un militant socialiste strauss-kahnien face à un sondeur (Christophe Barbier). C'est un peu Petits meurtres entre amis sur dix ans d'histoire de la gauche. Le cinéma, c'est pour moi une respiration totale, Le soir, j'apprends mes dialogues. Pas besoin de guitare pour chanter mon blues à l'hôtel Mercure."

Avoir des modèles, ou pas

Léa Seydoux: "Je ne me reconnais en personne, je ne pense pas - et ne veux pas - ressembler à quelqu'un. En revanche, j'aime bien Catherine Deneuve, sa singularité. Je ne la connais pas personnellement mais j'ai assisté à un débat autour de Belle de jour, à Sciences po, où elle intervenait. Cela m'intéresse d'écouter les gens de cinéma. J'ai ainsi l'impression que les choses ont déjà été pensées, ont déjà été vécues, que je peux les retrouver dans les interviews, dans les livres, dans les films. Je me sens moins seule... peut-être."

Benjamin Biolay: "Mes modèles sont les mêmes depuis toujours. Morrissey (des Smiths) et Charles Aznavour. Ce sont des professeurs de chanson qui ne te connaissent pas, que tu n'embêtes pas. L'idée n'est pas de les copier mais de s'en inspirer. Morrissey, parce que l'auteur, le chanteur, la personnalité. Aznavour, c'est une leçon de pugnacité, d'intelligence, de rigueur, de dureté nécessaire pour rester dans ce métier... A force de fréquenter ces messieurs-là, la passion reste intacte."

Etre un artiste

Léa Seydoux: "Pour moi, cela signifie marquer sa particularité. Ce que l'on met dans un personnage dépend de sa propre exigence. Je ne crois pas au rôle qui habite. Un acteur est en empathie. Je m'approprie le personnage, et non l'inverse. Il vient à moi. Au fur et à mesure des films, j'ai l'impression de les rencontrer de plus en plus. Ou plutôt qu'ils me rencontrent. Je ressens beaucoup de choses pour le cinéma. Je ne les analyse pas ou bien en parlant avec vous. Jouer, c'est instinctif. J'ai un peu désacralisé ce métier et compris qu'il n'y a pas une seule façon de faire les choses. Je ne pense pas qu'il y ait des points communs entre mes personnages, à un moment, peut-être, oui, c'étaient des orphelins. Je ne sais pas si j'appartiens à une famille de cinéma. Le cinéma d'auteur ? Non. J'adore aussi les expériences américaines, car c'est un cinéma de divertissement. Je n'aime pas le systématisme. J'aime bien être surprise, et d'abord par moi. Choisir de faire ce métier a été une façon de me surprendre moi-même."

Benjamin Biolay: "Quand je rêvais, jeune homme, de la vie d'artiste, j'avais tout faux."

Benjamin Biolay: "Avant, être l'artiste de la famille relevait de l'insulte, le constat était froid et définitif. Ma vie d'artiste, aujourd'hui, c'est être secoué de part en part, et d'abord émotionnellement. C'est aussi un combat quotidien contre ma timidité. Toutes les expériences me nourrissent, je ne suis pas sectaire, par définition, et mes aventures artistiques me permettent de déchiffrer des terrains que je ne peux explorer du fait de ma voix. Travailler avec Juliette Gréco, par exemple, c'est partager des moments d'intimité dans l'effort, la joie, l'angoisse. C'est une chance dingue, je le pense vraiment. Le cinéma, c'est plus direct. J'observe mes partenaires, sans les imiter : Jean-Pierre Bacri, Emmanuelle Devos, André Wilms. La première fois que j'ai interprété un personnage, je me suis rendu compte que, finalement, j'avais déjà traversé cette sensation. Car, lorsque j'écris pour Salvador, Gréco ou Clerc, je deviens eux. C'est aussi un jeu de travestissement."

De l'art comme antidote au doute

Léa Seydoux: "Je ne crois pas du tout au cinéma qui calme les angoisses existentielles, ce côté salvateur. Au contraire, le cinéma peut être destructeur. Moi, il me rend heureuse. J'aurais pu ne pas être comédienne, mais quoi d'autre ? Pour citer Jean-Luc Godard, "le hasard est très logique". Je continue ce métier parce que j'ai trouvé ma place. Cela m'étonne encore d'être devenue actrice, ce n'était pas logique même si ma famille évolue dans ce milieu. Je ne dis pas que je n'arrêterai pas un jour, on verra. Mais le cinéma m'a donné une vie. Pour l'instant, elle est plutôt bien. C'est une bonne conclusion, non ?"

Benjamin Biolay: "Exercer son art ne guérit pas ses angoisses. Non, pas vraiment, malheureusement. Mais cela peut les calmer d'une façon passagère, comme un anxiolytique. Quand je rêvais, jeune homme, de la vie d'artiste, j'avais tout faux. Cela ne ressemble absolument pas à mon quotidien. Pas du tout. C'est un métier où tout est versatile, tout est ténu. Tout est plaisir aussi. Avec le recul, je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir fait ce parcours. Je ne suis pas fier de moi, mais, si j'étais mes parents, je le serais." [Il rit.]
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Louise




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Ven 9 Nov 2012 - 13:43

http://obsession.nouvelobs.com/people/20121109.OBS8787/benjamin-biolay-il-enerve-le-fn-et-annule-sa-promo.html

"BENJAMIN BIOLAY : IL ÉNERVE LE FN ET ANNULE SA PROMO
Dans une chanson, il égratigne la mémoire d'un ex-dirigeant du parti et aurait annulé sa participation à des émissions TV.
09/11/12 Par Jean-Frédéric Tronche ,

Il est bon et il énerve le FN : voilà deux bonnes raisons pour acheter et écouter "Vengeance" (chez Naïve), le nouvel album de Benjamin Biolay. Lequel, à en croire les infos de Jean-Marc Morandini, "annule toute sa promo à cause du Front National. Il annule tous les talk show: l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché", "le Grand journal" sur Canal+ ainsi que l'émission de Thierry Ardisson "Salut les terriens", et "Le grand 8" sur D8.

Parmi les excellentes idées de Biolay pour cet album, avoir invité l'ex-Libertines Carl Barât le temps d'un duo sur le titre "Vengeance" qui s'ouvre sur cette phrase :

La vengeance est un plat (...) que certains mangent froid comme Stirbois s’est mangé son cèdre".

Ce n'est pas bien, Benjamin. Car il n'y a certainement pas de cèdres, sur le bord des routes de Ponchartrain, où l'ex-secrétaire général du Front National s'est tué en 1988, en revenant d'une réunion publique. Des platanes, peut-être ?

En tout cas, ce ne sont pas ces considérations environnementales qui ont déclenché l'ire des troupes de Marine Le Pen. Steeve Briois, actuel secrétaire du FN, qui écrit :

Le militant socialiste Benjamin Biolay a cru bon d’ironiser dans son nouvel album sur la mort de Jean-Pierre Stirbois (...) un bourreau de travail, un militant passionné et plus que tout un authentique opposant au système, bref tout l’opposé de ce qu’est Benjamin Biolay, rebelle en peau de lapin qui a reçu l’agrément de la classe dominante. "

Le FN passe donc de l'horticulture à la cuniculture pour faire état de l'engagement de Benjamin Biolay auprès de François Hollande durant la campagne présidentielle. Avec l'inévitable zeste d'attaque au bobo que serait l'artiste, suprême insulte pour les naufragés du Paquebot.

Alors, si le compositeur-interprète annule effectivement sa promo, ce sera sans doute pour ne pas amplifier le débat au détriment de l'essentiel, son album."



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éphèse




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Ven 9 Nov 2012 - 18:19

Tu as de la chance Mister Clown, toi tu as le droit de dire qu'il y a de jolies photos de BB, ton message ne risque pas de passer à la trape...........
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zazie1405




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Sam 10 Nov 2012 - 12:10

Une courte vidéo de chez Orange : je mets le lien, je ne sais pas comment faire pour intégrer la vidéo...

http://musique.orange.fr/videos/music-express-benjamin-biolay_8175685.html
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Marion02
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Sam 10 Nov 2012 - 12:57

merci pr la video Wink
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zazie1405




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Dim 11 Nov 2012 - 19:51

Un article du Parisien du 11/11/12

Biolay : qu’est-ce qu’elle a sa gueule ?

Il ne veut plus parler. Benjamin Biolay, 39 ans, a juste fait une exception pour nous hier après-midi, avant de jouer ce soir à la Cigale dans le cadre du festival des Inrocks. « On me voit trop en ce moment. Ça crée des inimitiés. » Il sort son iPhone et tient à nous faire écouter la voix d’une auditrice entendue lundi soir sur France Inter.

« On va nous bassiner pendant des semaines avec le nouvel album de Benjamin Biolay. C’est un nul, il est à chier… Quand est-ce que vous allez arrêter de vous prendre au sérieux ? A vomir », balance la dame. « Je vais utiliser sa voix pour une prochaine chanson je crois, mais c’est extrêmement violent d’entendre ton nom se faire trasher devant deux millions d’auditeurs. Je me dis qu’il n’y a pas de fumée sans feu. »

Effectivement, depuis lundi, Biolay est partout à la une des magazines, qui saluent son bouillonnant nouvel album, « Vengeance ». Une unanimité après des années de malentendus. Car pendant longtemps, malgré des disques passionnants depuis ses débuts, Biolay était souvent réduit à quelques clichés : intello, bobo, hautain, voire glandeur. Son mariage avec Chiara Mastroianni n’avait rien arrangé. « Je viens d’une petite ville de province, Villefranche-sur-Saône, d’un quartier populaire. Mes parents étaient smicards. J’ai fait le conservatoire à Lyon, je me suis battu comme un dingue pour faire ce que je fais. »

Son ami Hubert Mounier, ancien chanteur des Lyonnais de l’Affaire Louis Trio, se souvient du jeune homme qu’il a vu arriver chez lui dans les années 1990. « Un grand type assez timide qui n’osait pas chanter sous son nom, mais qui avait l’œil du tigre, très talentueux, très ambitieux, mais toujours prêt à se mettre en danger. »

Depuis ces premières collaborations avec le groupe lyonnais, Biolay n’a eu de cesse de tenter, de risquer, travaillant aussi bien avec Isabelle Boulay que Juliette Gréco, Julien Clerc, Vanessa Paradis actuellement et, bien sûr, Henri Salvador à qui il a offert un retour en grâce miraculeux à travers l’album « Chambre avec vue » en 2000 et la sublime chanson « Jardin d’hiver ».

Mais là non plus, le triomphe ne fut pas simple. « Je n’ai attendu personne pour écrire des chansons, racontait Salvador, agacé que l’on prenne Biolay pour son sauveur. Cela fait tout de même soixante-dix ans que je fais ce métier. Je lui ai donné sa chance. Je suis généreux, mais je n’aime pas que l’on se foute de ma gueule. » « J’ai juste eu tort de lui écrire de bonnes chansons puis de ne pas aller dans les pince-fesses avec tous les gens qui le félicitaient, alors que, quelques mois plus tôt, ils le considéraient comme un vieux ringard », répliquait l’accusé. Le benjamin s’est réconcilié avec son aîné avant sa disparition, en 2008.

Biolay est plutôt du genre à dire ce qu’il pense. « Je suis un bon client, je suis sincère », confirme-t-il. Une grande gueule qui lui joue des tours. Cette semaine, le Lyonnais se moque du club rival de Saint-Etienne et met le feu à la planète foot. « Je n’en revenais pas que le président du club se rabaisse à me répondre en conférence de presse. »

On lui a prêté une liaison avec Carla Bruni l’an passé. Des sites américains le jurent désormais avec Vanessa Paradis. « Cela me fait de la peine pour elle qu’on lui cherche un nouveau compagnon tous les trois jours. On a passé trois mois en studio donc forcément on a dû nous voir ensemble dans la rue. Carla, en revanche, j’ai attaqué et gagné contre France 24 qui avait dit une connerie. J’avais peur que son mari y croit… »

La rançon de la gloire ? « Non, la rançon du buzz, corrige-t-il. Dans ce paysage, c’est difficile de n’être que musicien. » Pourtant, Biolay, qui fait aussi de plus en plus l’acteur, l’est viscéralement. « Je ne suis même pas propriétaire, je claque toute ma thune dans mon label Bambi Rose, pour produire des jeunes artistes », confirme-t-il. « C’est un génie absolu. Il incarne à la fois la nouveauté et la culture musicale », avoue Julien Clerc. « Il écrit merveilleusement bien », insiste Juliette Gréco. Un talent enfin reconnu depuis son précédent double album, le bien nommé « la Superbe ».

Et dire qu’il nous confiait, il y a quelques années : « Je songe de plus en plus à arrêter les disques. » « La Superbe m’a donné les clés pour continuer ma passion avec joie sans faire de concession », admet-il aujourd’hui. Il a appelé son nouvel album « Vengeance », comme une fausse piste sur son destin. « Dans la chanson, je dis que, justement, je n’y crois pas. » Un malentendu. Un de plus.

SUR LE MÊME SUJET

Biolay désamorce la polémique avec le Front national

Il a suffi d’une phrase. Quelques mots enfouis dans « Vengeance », l’une des chansons de son nouvel album, pour que Benjamin Biolay se retrouve au cœur d’une polémique avec le Front national. « La vengeance est un plat […] que certains mangent froid, comme Stirbois s’est mangé son cèdre », chante-t-il.

Une référence à Jean-Pierre Stirbois, ancien dirigeant du FN, mort dans un accident de la route en 1988, qui a ulcéré le parti cette semaine. « Le militant socialiste Benjamin Biolay a cru bon d’ironiser dans son nouvel album sur la mort de Jean-Pierre Stirbois […], un bourreau de travail, un militant passionné et plus que tout un authentique opposant au système, bref, tout l’opposé de ce qu’est Benjamin Biolay, rebelle en peau de lapin qui a reçu l’agrément de la classe dominante », commentait le FN dans un communiqué.

« Il n’y a rien de cynique dans ces mots, se défend le chanteur, qui nous confiait hier avoir reçu des menaces de mort. Ce sont des phrases qui me viennent, pas des prospectus politiques. Je dis juste qu’il s’est pris un arbre, je ne juge pas. Certes, je suis un militant socialiste, j’ai soutenu François Hollande, mais je ne suis pas un militant anti-FN. » Et de conclure sur la polémique lancée par le parti de Marine Le Pen : « Le Front national pratique la stratégie du coucou. Ils s’attaquent à moi parce que l’on me voit beaucoup actuellement alors que cette phrase a déjà été mise en exergue depuis des semaines. C’est le morceau le plus expérimental de l’album, il ne passe pas à la radio, ne sera pas un hit dans les campings. Si j’avais voulu écrire une chanson anti-FN, j’aurais fait autre chose. »





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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Lun 12 Nov 2012 - 8:48

Flo86 a écrit:
merci qu'est-ce pour le scan Wink
merci zazie pour l'tw de match : cma va faire une crise cardiaque, réf "chaise à tokyo"
ouais ouais ouais ..... m'enfous un jour je lui ferai signer le single ! Twisted Evil
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Flo86
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Lun 12 Nov 2012 - 19:47

chtite-marie a écrit:
m'enfous un jour je lui ferai signer le single ! Twisted Evil
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Louise




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 13 Nov 2012 - 12:13

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Qu'est-ce que ça peut fai
quelque part à paris



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MessageSujet: magic Ven 16 Nov 2012 - 16:25











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lili
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Ven 16 Nov 2012 - 19:16

merci qu'estce

_________________
. merci pour le grand huit .
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Flo86
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Ven 16 Nov 2012 - 19:30

merci qu'est-ce Wink
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Ven 16 Nov 2012 - 22:34



http://victoiremag.lesoir.be/actualites/tendances/article_941848.shtml

Le chanteur et son double

Dandy de la chanson à qui l'on prête une vie sentimentale débridée, Benjamin Biolay est un sacré bosseur. Venu défendre son nouvel album, « Vengeance », il s'est prêté au jeu du shooting exclusif et de l'interview en plein cœur des studios ICP, à Bruxelles. C'est là qu'il a enregistré cet album. Là aussi qu'il y a enchaîné des dizaines d'enregistrements pour les autres et pour lui depuis 1995. Alors, on le retrouve un peu comme à la maison. Bienvenue.

http://www.guillaumelechat.com/diary/
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