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{vengeance} les articles

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lili
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MessageSujet: {vengeance} les articles Ven 30 Juil 2010 - 21:21

sujet pour regrouper les articles concernant vengeance
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tonyo




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MessageSujet: Libé Next Lun 3 Sep 2012 - 12:44

Hello,

Pour info, BB sera en cover du prochain Libé Next.

A plus
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Sélisa




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 4 Sep 2012 - 11:46

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lili
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 4 Sep 2012 - 11:49

merci à tous les deux, déjà en kiosque ou pas encore ? (j'avoue ne pas être au fait des sorties de ce mag)

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frenetik
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 4 Sep 2012 - 13:51

@lili ca sera samedi, en supplément dans le journal Libération
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lili
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 4 Sep 2012 - 14:10

merci vin'fren'

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M. Clown
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 4 Sep 2012 - 22:17

Suis allé chez mon boucher ce midi avec mon écharpe rouge sang pour qu'il libère B.B. mais ça n'a rien donné ; je comprends mieux. J'y retourne donc samedi. Merci pour l'info.
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turlututu




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MessageSujet: libé next Mar 4 Sep 2012 - 22:47

Merci pour la nouvelle.

Libération ," l'aberration" d'hier, souvenez-vous, février 2010,
l'"abhorration" peut-être même et qui sait aujourd'hui, next: L' ADORATION!
Ah le temps...

Libé-Biolay : une histoire d'anamour-amour à suivre , next, au delà du visage fermé du "sophisticated boy"...
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Vava3003
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 4 Sep 2012 - 23:10

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Sélisa




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mer 5 Sep 2012 - 18:06

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éphèse




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mer 5 Sep 2012 - 19:22

Très belle photos en noir et blanc de BB........ On est gâté entre les photos du next de libe de et celle de magic de septembre...... Ces photographes sont très inspirés : RICHARD DUMAS AND MISTER KARIM........
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lili
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mer 5 Sep 2012 - 19:41

mon dieu

.

merci sélisa & vava

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M. Clown
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mer 5 Sep 2012 - 22:03

Je ne demandais qu'à aller faire un gros dodo avec mon Long John Silver en peluche mais voilà que le dernier Inrock annonce un "terrible Vengeance" et que Télérama nous sert un alléchant papier! Ben ça y est : j'ai les yeux tous ronds et le mats dressé comme un fier tiburon.
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tonyo




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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Jeu 6 Sep 2012 - 20:59

Photos de karim sadli.
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lili
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MessageSujet: va Sam 8 Sep 2012 - 9:49

l'édito est déjà tout un programme... :

Benjamin Biolay? Chez pas mal de monde, il déclenche une sensation ambivalente. Le côté vaguement tête à claques du garçon s’estompe souvent au souvenir de quelques-unes de ses chansons qui, malgré les années, continuent de resplendir – La Garçonnière, Laisse aboyer les chien, Si tu suis mon regard, La Superbe… Et puis cette gueule d’ange, déjà trop joliment cabossée, qui se montre de plus en plus au cinéma; et puis un nouvel album intriguant…

Et si BB version XXIe siècle, Saint-Germain plutôt que Saint-Tropez, valait bien mieux que la caricature fatigante à laquelle on l’a réduit? Et si l’artiste méritait un meilleur sort que le brouhaha médiatoc auquel, malgré lui, on l’identifie, de Chiara à Carla, de baston en blabla? En avant-première, alors que son ample Vengeance paraît le 5 novembre, Benjamin Biolay a reçu Next; l’occasion de tout reprendre à zéro.

Au fil de ce «spécial homme» qui est aussi notre numéro de rentrée, la masculinité s’apprécie dans tous les sens. Du jeune acteur Raphaël Personnaz, qui se dévoile enfin derrière ses rôles et sa foudroyante beauté «delonesque», jusqu’à la révélation du rap new-yorkais A$AP Rocky, en passant par le récit glaçant de Tristan Garcia, l’homme moderne, c’est ici.

8 septembre 2012 'Superbes' Par FRANÇOISE-MARIE SANTUCCI

.

(j'espère que l'itw est d'un autre acabit. s'il vous plait que cette période de promo qui commence ne se résume pas à la nouvelle coiffure de bb, putain si y a plus que ça à dire sur lui, on va pas tarder à fermer boutique)

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lili
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MessageSujet: télérama Dim 9 Sep 2012 - 15:49

quelques mots sur le site de télérama :

Chanson . Benjamin Biolay

Le disque français le plus attendu de l'automne, celui qui a commencé à affoler les blogs musicaux trois mois avant sa sortie... Vengeance, sixième album solo de Benjamin Biolay — trois ans après l'époustouflant La Superbe, qui l'avait sacré roi de la pop —, mêle un romantisme sombre à une énergie lumineuse. Quatorze titres, des sons électro dansants, l'écho des années 1980, un peu de rap, des mots en anglais et en espagnol, quelques invités de marque : Vanessa Paradis, Carl Barât, Julia Stone, Oxmo Puccino ou Orelsan (sans doute le plus convaincant). L'écriture musicale et textuelle est foisonnante. Surtout, on y est frappé par la voix archisensuelle du chanteur, crooner trash et enveloppant. On n'a jamais entendu Benjamin Biolay aussi ouvert et épanoui.
Vengeance, 5 novembre, 1 CD Naïve.

http://www.telerama.fr/musique/sept-disques-qui-rythment-la-rentree,86256.php

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turlututu




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MessageSujet: Biolay next Lun 10 Sep 2012 - 15:13

Au sujet de ce Next...

Après le goutte à goutte teaser depuis avril, avec ce Biolay next , cette remise à zéro (qu’ils disent là-bas,), voilà qu’on rentrerait (déjà ? ) dans la première tonalité promo.
La nouvelle posture. Loin du lâché de la Superbe.
Dans ce long article, l'’écriture est agréable . Les photos, belles, certaines avec une peau poudrée, à la japonaise.
Mais le cadre, la surface, la forme un peu trop prégnants, si encombrées que sont ces lignes de détails récurrents .
Depuis près de 3 ans, le même marronnier ( il n'en a pas marre?)!
Et le fond, passe ainsi, aux oubliettes.
Ah ce recyclage journalistique, assez pénible, comme aussi le couplet sur « plaignez le bobo » !
Pas la peine. Les lecteurs de libé connaissent…
C’est vrai que c’est aussi fait pour le faire découvrir à ceux à qui il serait, encore, indifférent.
Mais puisqu’on est dans le vent de cette Vengeance, pourquoi si peu d’éclairages sur les choix musicaux , les titres, les gens présents autour ?
Pour plus tard , peut-être?

Mais , lui, dit :
« Faire différent, ne pas se répéter » --- Tant mieux !
Comparant la musique à la lumière : « Les cordes, par exemple, ça assombrit le ciel » --- Pas toujours mon cas , mais c’est beau.
« Je ne serai jamais un chanteur populaire. Voilà, c’est fait. ça tombe bien, c’était pas mon but dans la vie. » --- L’avenir le dira…
Il dit aussi : « Moi je suis premier degré, à fond. »……

Alors , les deux photos de fin sont assez parlantes : l’une un peu dandy et l’autre un peu bad boy.
Le premier degré est toujours au moins double… ! En trompe l’œil ! Wink
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M. Clown
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mar 11 Sep 2012 - 19:53

En trompe l'oeil, certainement.
D'ailleurs, le titre du papier "Le talentueux M. Biolay" n'a-t-il encore rappelé à personne le très très beau - l'un de mes préférés toutes catégories - film d'Anthony Minghella ? Saviez-vous que le talentueux Matt Damon y joue le rôle d'un machiavélique imposteur ?
Pourquoi ce titre ? Est-ce parce que Libé joue un double jeu ? Le journal accuserait-il B.B.. d'imposture entre les lignes ? Ou Libé délivrerait-il un autre message secret dans un article bien lisse et des photos proprettes : Aime mon amour et Profite sont des titres efficaces et vendeurs pour ceux qui n'ont découvert B.B. qu'avec La Superbe, mais les fans de la première heure auront aussi leur lot habituel de bile et de sang le 5 novembre ?
Peut-être que je me pose trop de questions ? Peut-être ai-je l'esprit trop tordu ? Peut-être suis-je trop romantique ?

Ces questions mises à part, j'aime beaucoup les photos, même si elles sont de mode. Quant au texte, effectivement, il est destiné aux gentilles filles modèles.

J'invite les impatients à ne pas s'exiler, à faire preuve de patience et d'indulgence Wink
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turlututu




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MessageSujet: article Mar 11 Sep 2012 - 22:42

Oui, M. Clown!
" Le talentueux Monsieur Ripley" tiré du très grand roman de Patricia Highsmith" Mister Ripley".
Et , si je peux le dire, superbement adapté, en premier, au cinéma par René Clément, avec le titre "Plein soleil" et un trio magnifique, à tomber, encore maintenant:
Alain Delon, Marie Laforet et Maurice Ronet . A mon avis, très supérieur au Minghella, avec un climat et des acteurs plus ardents .
Je te le conseille. Tu pourras comparer. Smile
Bref une magistrale usurpation d'identité.

Et, tu as tout à fait raison . C'est un titre que l'on peut taxer d' étrange, quant au propos, et on peut trouver en filigrane, tout le long de l'article à travers ce style très " magazine féminin + ", au hasard des phrases, un ton de réhabilitation un tantinet ambigu....

Alors, n'y a plus qu'à attendre de lire la vraie critique de Libé sur Vengeance...
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M. Clown
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Mer 12 Sep 2012 - 22:16

turlututu a écrit:
un ton de réhabilitation un tantinet ambigu....
Voilà qui résume très bien mon impression après la lecture de l'article. Et cette idée d’ambiguïté me plait.
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Vava3003
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Jeu 13 Sep 2012 - 11:14

13 septembre 2012
Le talentueux Mr. Biolay
Par FRANÇOISE-MARIE SANTUCCI - Libération

Deux mois avant la sortie de son nouvel album, le très beau «Vengeance», Benjamin Biolay se livre en exclusivité à «Next». Conversation tous azimuts avec l’auteur-compositeur presque trop doué, et finalement apaisé.

Un appartement parisien en foutoir, télé géante, restes de déjeuner sur table basse du salon (heureusement que chiens et chat sont cantonnés au vestibule), et, dans la pièce d’à côté, des curiosités, vanités et gris-gris qu’on détaille comme dans un musée: là une tête de buffle empaillée (from New York City), ici les figures totémiques de notre hôte, ces Smiths, Lennon, Marilyn, déclinées en vinyles et en livres, une petite photo du Che sur la commode, contre les murs des centaines de bouquins en équilibre (essentiellement consacrés au cinéma, à la musique), et, dans un coin, un micro-clavecin auquel un réparateur, venu de Belgique, doit bientôt redonner vie… Voilà l’antre, aussi bric que broc et néanmoins paisible, où reçoit Benjamin Biolay, 39 ans trois quarts.

Il sortira à l’automne un sixième album studio, l’explosif Vengeance (lire page 62), qui viendra peut-être taquiner l’immense succès de la Superbe, 200 000 exemplaires il y a trois ans et deux Victoires de la musique à la clé (meilleur album et meilleur interprète). On a l’impression qu’il se déplie à chaque fois qu’il se lève et il se lève plusieurs fois à la recherche de cafés, eau, etc., la carcasse un peu rouillée, pas très musclée mais plus haute qu’on l’imagine, presque un mètre quatre-vingt-dix. Le garçon aux initiales BB (appelons-le ainsi, puisqu’il use lui-même de la double consonne déjà fameuse) semble parfois emprunté, de cette lenteur précautionneuse à occuper l’espace qu’ont les grands, et pourtant curieusement vif, du genre à pratiquer le basket, l’art de la feinte et du panier.

De l’embrouille. Il est plutôt taiseux, pas narquois mais sur la réserve, assurément. Assez vite, il prononce cette phrase-sentence: «La langue de bois, c’est finalement le seul mode de survie quand on est médiatisé.» Ça commence mal. Sauf qu’il fallait s’y attendre, à débuter l’entretien en s’enquérant de ses relations 2012 avec les «autres», masse indistincte mais longtemps problématique, à l’origine de bisbilles sur la place publique et d’anicroches avec la presse (dont une petite prise de bec avec Libération à l’issue d’un portrait de dernière page, en février 2010). Mais tout a changé, apparemment.

Il se prépare un premier café, la machine est posée sur un meuble laqué blanc, à côté de l’immense table noire derrière laquelle on s’est installés, une table aussi encombrée que le reste: un disque dur, des pré-CD de son nouvel album, du matériel informatique, des papiers en vrac. Reprenons, par cet appartement par exemple: le genre d’endroit qu’un décorateur de cinéma imaginerait sûrement s’il avait à créer le nid d’un artiste français des années 10 – et bobo bien sûr. (Quel triste destin que celui du bobo, que beaucoup de bourgeois non bohèmes, et plus encore de populistes, prennent un immense plaisir à haïr, comme s’il était beaucoup plus cool et rebelle de s’affirmer con, raciste et homophobe.) Et puisque le qualificatif de «bobo» appelle souvent (surtout si on a la figure trop joliment patinée de Biolay) celui de «prétentieux» ou d’«imbuvable» (quand ils ne sont pas synonymes), il est aisé d’imaginer combien de fois l’animal s’est fait allumer. Dans la presse, la nuit, au quotidien, partout. «Je ne sors plus beaucoup la nuit. Si tu savais le nombre d’insultes que j’ai entendu dans mon dos, à propos de moi, de ma musique, depuis tant années… Pffft. En général je fais comme si ça glissait. Bon, je ne suis pas violent, mais s’il faut se défendre, j’y vais. Heureusement je n’ai pas l’alcool mauvais, ça me rend même plutôt joyeux.»

Joyeux peut-être, grande gueule sûrement. La gentillesse sirupeuse? S’adresser ailleurs. D’un élégant fin de siècle, il a gardé le port de la mèche et la pratique du fleuret verbal. Ou de la boxe en rimes. Son compte fut vite fait: celui du type qu’on adore détester. Dans le «on», mettons : des «collègues» de la chanson française (dont Bénabar), avec qui il a justement ravivé l’art du fleuret et de la boxe; les fans de tel ou tel groupe/artiste sur lequel il a, un jour d’ivrognerie, craché ; quelques filles peut-être déçues d’avoir trop brièvement «consommé du chanteur» comme il avait dit un jour (lui ayant «consommé de la fille», ils étaient donc «quittes», avait-il ajouté) ; et probablement une armada d’hommes envieux, agacés par tant de superbe–comme une masculinité presque parfaite, à la fois ultravirile et ultrasensible.

Et enfin la presse people, qui, notamment pour la raison qui précède, lui attribua toutes les liaisons du monde, dont une avec l’ex-première dame ex-top model (ils avaient travaillé ensemble). Il a nié, mais ça lui vaut toujours la curiosité malsaine des journalistes, notamment à l’étranger. «Quand on me disait avec Carla Bruni en Thaïlande, ou je ne sais où, ce n’était pas compliqué de vérifier que les soirs en question, je donnais un concert à Joué-lès-Tours ou à Amiens…»

De la bêtise. Cette affaire lui laisse le souvenir d’une bêtise écœurante, entêtante, mal digérée. «Disons que je pensais que ces gens-là [à l’élysée, ndlr] allaient m’aider à rétablir la vérité, ils ont quand même de sacrés moyens de communication. Sauf que j’ai dû affronter ça tout seul. Sympa pour ma famille, ma fille, les gens qui m’aiment.» Le reste d’avant, les anciennes ires, rixes, etc., semble dérisoire à côté: «Il y a peut-être des gens fâchés avec moi, mais moi j’en ai rien à foutre…» BB parle mal. Ecrit très bien, parle mal. Très «je m’en bats les couilles», genre petite racaille un peu butée, circonspecte (encore un embrouilleur de journaliste, là ?).

Au fil des heures d’interview, presque trois, il se détendra, malgré l’apparition entre deux portes d’Anna, la fille qu’il a eue avec Chiara Mastroianni, et qui s’enquiert, impatiente: «Tu finis bientôt?» Afin de compléter le CV de BB, ex-gendre de la diva Deneuve, il faut ajouter qu’il adore le basket, incollable sur la NBA et ravi d’y voir de grands noirs s’y faire applaudir par des petits blancs. Qu’il aime le rap tout en ayant une formation classique de tromboniste. Qu’il est un acteur de cinéma de plus en plus demandé, avec quatre films à venir, dont le prochain d’Agnès Jaoui, Au bout du conte, annoncé au printemps. Et, depuis sa révélation en révélateur d’un Henri Salvador sur le retour (Chambre avec vue, 2000), il est devenu «LE» producteur capable de vivifier la carrière de ceux et surtout celles (il y a une immense majorité de filles) qui viennent l’entreprendre. Juliette Gréco ou élodie Frégé, Isabelle Boulay ou, prochaine sur la liste, la déesse désormais solitaire Vanessa Paradis.

Est-ce pour tout cela que beaucoup (trop) de gens haïssent Benjamin Biolay? Lui répète s’en fiche. Il a le détachement non pas suspect, mais un peu forcé, nostalgique. A l’époque des duels dans les prés brumeux, au sortir des bistrots enfumés, dit-il, on pouvait se fiche une raclée, s’expliquer et pourquoi pas, ensuite, trinquer avec son adversaire. Tandis qu’aujourd’hui, toute spontanéité a disparu, le paysage est saturé de déclarations fracassantes, dérapages qui n’en sont pas, ironies obligées, ou, au contraire, polissages excessifs...

A propos des sarcasmes et du fracas, les noms de Philippe Katerine et Jean-Louis Murat roulent dans la conversation. Il les aime pourtant beaucoup. L’un surtout, Katerine, même s’il est moins sensible qu’avant à son système de dérision permanent. Quant à l’autre, Murat, qui vient apparemment de dire du mal de BB (mais Murat, ajoute-t-il avec raison, sous couvert de liberté et d’anticonformisme, dit du mal de tout le monde), il lui mettrait «volontiers une baffe, et peut-être qu’après on irait boire un coup». Silence. On le sent chercher une explication, pas trop néfaste. «Pourquoi tant d’aigreur? Le syndrome de l’artiste à la campagne [Murat vit en Auvergne, ndlr], c’est un truc terrible à la longue… Un destin à la Shining assuré.»

Des idoles. On ne sent pas d’ironie en BB. Il s’en méfie même beaucoup, à l’instar du critique musical anglais Simon Reynolds qui déplorait, dans son livre Rétromania (1), l’avancée inéluctable du second degré et de son revers un peu aigre, le cynisme, comme attitude post-moderne massive. Notamment chez les chanteurs pop. «Ce n’est pas une farce, un album, dit BB. Même s’il peut y avoir des moments de futilité.» Quant à la drôlerie, il pense que «chanson» et «rigolote» sont deux mots qui ne vont pas ensemble. Les chansons «décalées», comme tout ce qui est «décalé», ne lui en parlez même pas. Lui fait des choses calées, ça oui, calées et premier degré, ce qui laisse entrevoir, par moments, leur splendeur. A l’ancienne. Tripes sur la table. Vibrant. Et vu ce qu’il s’envoie (on n’a pas assisté en direct, mais la bouteille de scotch sur la commode laquée blanche était bien descendue), il s’agit de combustion active.

«La musique, c’est la BO de la vie… Même ceux qui haïssent le premier degré, qui peuvent traiter le genre de musique que je fais, ou que j’aime, de “peine à jouir”, ils écoutent quoi quand ils rentrent chez eux avec un coup de cafard? Un morceau bien intense…» «Moi je suis premier degré, à fond», reprend-il. Pas un premier degré à la Noir Désir, trop hanté/essoufflé. Plutôt du ténébreux traversé d’éclairs, du Scott Walker, du Lennon période Plastic Ono Band, du Smiths quand Morrissey tenait le monde entre ses mains. BB a un peu la prétention de faire pareil. Et le talent pour y arriver. Il parle avec une précision clinique de ses idoles, Lennon et sa pertinence dans telle interview, la dernière, et ce qu’il y a dit; les Smiths et la liberté de Morrissey, l’antiroyaliste absolu, et telles paroles de chanson qu’il fredonne illico. Il évoque aussi l’Argentine, son pays de cœur découvert un peu par hasard, où il se rend au moins deux fois l’an.

Là-bas, il se lâche. «Je m’y suis rarement couché avant l’aube…» La douceur estivale de son appartement parisien, à l’heure de la sieste, se combine avec celle des pétards d’herbe (il a arrêté le shit). Il aimerait qu’on ne s’étende pas trop là-dessus car ça reviendrait, affirme-t-il, à en faire l’apologie. Il développe pourtant son point de vue, en opposé farouche à la dépénalisation: «Si tu es dans la vie active, tu peux arriver à bosser et mener tes trucs à bien tout en fumant, ok, mais si tu sors de la vie sociale par exemple, si tu es au chômage, là avec le pétard, tu peux sombrer en mode larve total.» On entend parfois les gens qui passent dans la rue. L’appartement est au rez-de-chaussée. Mais étonnamment calme.

BB raconte que si ses livres, ses références, ses souvenirs encombrés et peut-être encombrants, sont bien en place dans sa mémoire, cette dernière lui fait défaut quant à son travail. Il oublie ses textes, doit bosser dur avant chaque tournée, poser son cahier pas loin, au cas où. Il lâche, dans un demi-sourire: «J’irai presque jusque défendre le prompteur de Johnny, hein hein.» Relevant de temps à autre les manches de son polo bleu nuit (avec jeans foncé et baskets blanches), il découvre, tatoué sur un biceps, «Anna», le prénom de sa fille, et sur l’autre biceps, «Bambi Rose», les deuxième et troisième prénoms d’Anna (Bambi Rose est aussi le nom de sa société d’édition musicale).

Du talent. Nous voilà arrivés à la musique, la sienne, sa conception. Les mystères qui vont avec. Il rajuste sa courte mèche, l’air indolent. Imaginer que tout lui arrive sans effort? «Je bosse comme un marteau, moi. Je peux écouter et travailler une chanson pendant un temps fou, je guette le point d’écœurement, s’il y a des moments plus faibles, des choses qui lassent, je coupe et je refais s’il le faut.» Afin que son enfance «intensément chiante» (à Villefranche-sur-Saône, capitale du Beaujolais, département du Rhône) passe plus vite, il s’était mis à étudier la musique, plus exactement le trombone à coulisse, instrument ingrat et exigeant dont il est parti parfaire l’étude au Conservatoire de Lyon.

Dans l’appartement partagé avec des amis, il avait appris, pour ne déranger personne, à composer en sourdine et à aimer la nuit. Après avoir monté quelques groupes «trop mauvais» pour qu’il s’y attarde, il a filé à Paris, rencontré Keren Ann, et les deux Rastignac d’écrire, bingo, quatre titres pour l’album d’Henri Salvador Jardin d’Hiver, ce qui les avait fait, chacun, éclore médiatiquement. Puis ce furent ses albums en solo, Rose Kennedy, Trash Yéyé, la Superbe ou bientôt cette Vengeance…

Malgré son apprentissage de bon élève, BB continue de composer à la guitare, «comme tout le monde». Le solfège ne lui sert pas plus que ça, il se «débrouille» en synthétiseurs et claviers, certes, en orchestration aussi, «rien de plus». Mais sur chaque chanson, on entend justement l’inverse de ce qu’il affirme, une facilité folle à orchestrer et donner de l’ampleur, du vibrant, du langoureux ou du claquant. A moins que toute cette exigence ne se résume à une histoire de trombone... «Le trombone à coulisse, explique-t-il, demande un échauffement digne d’un athlète, la bouche bien chaude pour produire le “buzz”, le bruit de bouche proche du moustique qui permet de souffler dedans.» Quant à jouer en orchestre, pfftt. «Soit tu es là pour des merdouilles, tu souffles trois notes puis tu comptes 250 mesures et refais une note, puis 1 000 mesures et cinq notes; soit ce sont des partitions démentes comme le Boléro de Ravel, où tu dois tenir le fameux solo de trombone comme ça, bam, un truc impensable à froid, après quinze minutes sans avoir joué. Beaucoup de trombonistes le ratent, d’ailleurs. Moi je l’ai réussi deux fois, dieu merci.» Le souvenir le fait sourire.

On reprend le fil de la Vengeance. Il fait son timide. Ce qu’il est, du moins «quand il ne connaît pas», nous dira quelqu’un qui le connaît bien. Les mots tardent à venir. «La musique me fait penser à la lumière. Des tonalités, des ombres. Les cordes, par exemple, ça assombrit le ciel.» Il peut passer pas mal de temps sans composer, ou alors uniquement pour les autres, et d’un coup il loue un studio, la nuit, et se met à enregistrer. «Tout est toujours bien écrit dans ma tête… à l’arrivée, sur disque, 60 % sonnent comme je l’avais imaginé, 20 % différemment, et 20 % aux antipodes… J’adore jouer avec d’autres, me laisser surprendre, me faire plaisir.» Sur Vengeance ont fait escale Orelsan, Oxmo Puccino, Carl Barât ou Vanessa Paradis. (On le titille sur l’album de la Paradis, puisqu’il vient de passer quelques semaines avec elle en studio d’enregistrement, à Bruxelles. «Il y a une sorte d’embargo (il sourit). Vanessa a zéro faille. Incroyable. Un pour cent des chanteurs sont aussi justes qu’elle. On a enregistré un titre en live avec un orchestre à cordes, ce qui est super dur. A la fin, tous m’ont dit qu’ils n’avaient jamais entendu quelqu’un d’aussi précis, aussi doué qu’elle.» L’album est attendu au printemps 2013. Il semble s’en réjouir déjà.)

BB n’est pas aussi sérieux qu’on l’imagine. Au contraire un peu bizarre, lunaire, prompt à disparaître, lunatique parfois – toutes choses finalement «normales». Mais il faut le voir en futur époux indécis dans Pourquoi tu pleures?, de Katia Lewkowicz (2011), où si l’indécision est de composition, le reste, ce côté «zyva» street blanc qui passe de la réserve interloquée à la brusquerie, en un éclair, est un excellent déclencheur de comique. Ce même basculement est à l’œuvre, là, qui le fait passer d’Amy Winehouse à sa chère NBA, des Smiths au football. (Ex-gardien de but, il est désormais actionnaire de son club de Villefranche, qui joue en CFA, et se souvient parfaitement du seul moment de gloire de l’équipe, un quart de finale de coupe de France, en 1982. «Cette année, on a enfin une chance de monter en division d’honneur!»)

Avec lui, on entrevoit une autre France, ouverte et drôle, torturée et délicate, qui aime le rap, les Kanye West, Jay-Z, Drake, Nas ou Eminem (les albums plus ou moins récents qu’écoute BB, lui qui écoute beaucoup de hip-hop), une France qui se reflète autant dans le monde biolay-sque que dans celui du jeune écrivain Sabri Louatah et sa fiévreuse épopée des Sauvages (2): là où claque la rime, où on réinvente la langue justement parce qu’on la connaît si bien, qu’on sait lui donner cette pulsation hypermoderne. Parmi les amis de Biolay, il y a, outre quelques potes basketteurs, des gens comme Karole Rocher ou Valérie Donzelli. De BB, comme de Rocher, croquée dans Next en novembre 2011 (et Donzelli semble dégager quelque chose d’assez similaire), on sent: une énergie dingue, zéro apitoiement, l’angoisse maximale bien cachée, l’indépendance, et une bonne propension à dire «je vous emmerde».

De la politique. On a gardé le meilleur pour la fin. Qui pourrait amoindrir tout ce qui précède. Parce que dans l’emboîtement des clichés, l’idiotie des jugements à l’emporte-pièce, c’est la pièce maîtresse, celle qui pourrait parachever le puzzle du jeune homme en «artiste comme il faut», en «artiste officiel». Car BB s’est engagé à fond dans la campagne présidentielle, en militant pro-Hollande convaincu. Sauf qu’on n’est pas aux Etats-Unis, où il est du dernier chic hollywoodien de soutenir Barack Obama. En France, BB court surtout le risque de subir la raillerie des cyniques, des adversaires politiques et même des amis politiques, jaloux de sa proximité supposée avec le pouvoir… Fils d’un clarinettiste amateur qui jouait dans une fanfare (il ne parle guère de son enfance parce qu’il n’a rien à en dire de spécial sinon ce mortel ennui, des parents, une grande sœur et une petite, la grande vit toujours là-bas, la petite non), BB a peut-être gardé de cette enfance raide et creuse une certaine admiration pour le service public, l’état, toutes choses un peu vieux jeu qui siéent à l’ardent personnage.

«La politique est l’une de mes passions, et on est exigeant avec ses passions!» Il se dit de la première génération à ne pas vouloir du Pouvoir, à ne pas être intéressé par ça. Un peu général et hâtif, tout de même? Il précise: «On y croit encore. On a l’ambition d’y croire.» BB est très fier d’avoir prédit, bien avant la victoire de l’Homme Normal aux primaires socialistes, et bien avant la chute du Candidat Presque Officiel à New York, le couronnement de son champion. Pendant la campagne, à côté d’Aurélie Filippetti et de quelques autres personnes, il a grandement aidé «François» à rencontrer des artistes.

Depuis le mois de mai, les liens se sont distendus, une histoire d’emploi du temps. D’elle, la ministre de la Culture, il dit maintenant: «J’espère qu’elle est heureuse dans sa fonction. C’est quelqu’un d’intègre.» A propos de «François», il raconte leur rencontre par hasard à la terrasse d’un café, où il se sont avoué leur admiration. Puis quelques dîners, au cours desquels BB fut ébloui par l’intelligence de son interlocuteur. Sa finesse. Il n’était pas à la Bastille le 6 mai, n’a pas revu celui qu’il appelle désormais, avec respect, «Monsieur le Président», mais s’agace de ceux qui l’appellent, lui, pour faire passer des messages au locataire de l’élysée. «Ils sont malades, les gens ! Jamais je ferais un truc pareil, ils croient quoi, je vais pas le déranger, quand même!»

L’attachée de presse entrouvre la porte. On entend qu’Anna regarde des dessins animés. A ce BB insaisissable, on pose la question de l’ambition, de l’avancée musicale. La réponse reste coincée dans la moue en apparence boudeuse, la faute aux lèvres charnues, mais on entend quand même: «Faire différent, ne pas se répéter.» Il ajoute: «Je ne serai jamais un chanteur populaire. Voilà c’est fait. Ca tombe bien, c’était pas mon but dans la vie.» Benjamin Biolay se déplie encore, une dernière fois. Choisit une copie numérotée de sa Vengeance en pressage de presse, la tend. «Numéro 23, tiens, comme Michael Jordan», dit-il. Puis raccompagne jusqu’à la porte. Ecarte les chiens, le chat. Et d’un demi-sourire, salue.

(1) Rétromania, Comment la culture pop recycle son passé pour s’inventer un futur, de Simon Reynolds, traduit par Jean-François Caro, éditions Le Mot et le Reste, 480 pages, 26 euros.

(2) Les Sauvages, de Sabri Louatah, tome 1 et tome 2 (tome 3 à venir), Flammarion/Versilio.

Vengeance par le menu
L’album, qui sort le 5 novembre, bénéficie d’un artwork signé des M/M, les graphistes et amis de BB. Il contient 14 chansons plus rock que jamais, où se glissent aussi des synthés, des basses 80’s, des cuivres. Malgré le tempo rapide, les chansons n’en sont pas pour autant simples. «Il est plus difficile de faire un truc qui a l’air évident, que l’inverse ; d’ailleurs, il y a beaucoup plus d’accords dans Vengeance que sur la Superbe.» Aux échappées crooner de La fin de la fin et ses entrelacs de cordes et chœurs très sixties, au duo avec Carl Barât sur
la magnifique chanson-titre Vengeance, aux hallucinations majestueuses de Sous le lac gelé, répondent les très Smiths Marlène déconne («je voulais qu’on puisse danser dessus», explique BB) et L’insigne honneur, dont l’intro à la basse nous replonge en 1985 direct. A signaler aussi les petites perles que sont le langoureux Profite, où apparaît Vanessa Paradis, et la Belle époque (night shop 2), claque moite et swingante avec un featuring d’Oxmo Puccino. Mais la pièce maîtresse s’appelle Ne regrette rien, ample épopée avec machines orageuses et voix de crépuscule, où déferle un Orelsan déchaîné. Et mention spéciale à Personne dans mon lit, voix de rupture, de rapt et de velours, qui fait penser… à Sylvie Vartan.
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julien
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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Jeu 13 Sep 2012 - 11:54

Merci
j'ai tout lu et ça m'a niqué les yeux !


«Je ne serai jamais un chanteur populaire. Voilà c’est fait. Ca tombe bien, c’était pas mon but dans la vie.»


c'est marrant, Bénabar, lui avait dit tout l'inverse, y 1 an ou deux.

Chanteur populaire, ça vous irait ?

Bénabar : J'aimerais bien l'être un jour. Un chanteur populaire, c'est quelqu'un qui s'adresse à tout le monde.
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noguyinstead


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MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Jeu 13 Sep 2012 - 13:34

Une chose est certaine. Hormis pour l'obtention du précieux sésame, le poste de journaliste musical à Libé n'est guère enviable.
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turlututu




Féminin
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Nombre de messages : 119
MessageSujet: article Jeu 13 Sep 2012 - 13:51

Noguyinstead, qu'entends-tu vraiment par là?

Difficile à interviewer ou difficile à restituer, avec épaisseur?
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noguyinstead


http://biolayanways.blogspot.fr/

Nombre de messages : 439
MessageSujet: Re: {vengeance} les articles Jeu 13 Sep 2012 - 14:56

Difficile... sinon impossible d'éviter une ligne éditoriale tout à fait transparente. Un peu d'esprit rebelle par-ci (ça fait vendre), d'informations déjà lues mille fois ailleurs par là (faut bien remplir l'article), de lieux communs et de poncifs habituels (histoire d'entretenir la paresse du lecteur), de faits purement anecdotiques, sans pertinence, censés dessiner, en creux, une part de l'intimité de l'artiste (histoire de dire : j'y étais, j'vous jure !), le tout agrémenté de brosse à reluire savamment disposée aux angles afin de donner le change. En somme, ce qui ne manquera pas d'échapper au lecteur courageux, au bout de ce long chemin de croix, c'est un irrépressible baîllement d'incommensurable ennui.

Je ne peux que te renvoyer à cette citation qui devrait figurer au fronton de toute salle de rédaction digne de ce nom :

"Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir." (Pierre Dac)


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