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Françoise Hardy

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julien
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Sam 3 Avr 2010 - 20:54

j'ai réécouté le single, sympa comme j'avais trouvé en l'entendant. Mais album de l'année c'est étonnant ! en même temps arn' tu mets la grande sophie en album 2009 avant la superbe... rien que ça ça me laisse déjà très très dubitatif
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Vava3003
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Sam 3 Avr 2010 - 23:09

Françoise Hardy au Gd Journal hier pour ceux qui n'ont pas vu
http://player.canalplus.fr/#/331733
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Sam 3 Avr 2010 - 23:12

merci Smile

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Arnkyl
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 4 Avr 2010 - 12:59

lili a écrit:
merci arn' Wink

pour cj le titre qui m'a réveillé ce matin je sais pas du tout si c'était elle mais vu ce que j'ai lu au niveau des ressemblances je me suis dit à 75% oui mais j'ai pas trouvé ça si extraordinaire après c'est peut être que le single qui est moyen ?! ou c'était pas elle mais une copie qu'ils ont sorti en même temps lol mais du coup ça me tisonne que tu le mettes album de l'année ! faudra que j'écoute précisément
Le single de C Jordana (non non non , un peu yéyé, un peu Sheila) me déplait pas, mais c'est pas le meilleur titre de l'album. Sur l'album y'a des titres produit/ecrit par BabX et Mathieu Boogaerts et ça passe super bien avec sa voix. Perso, de tout les sortants de la nouvelle star, je trouve que c'est elle qui s'en tire avec le meilleur album.
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Vava3003
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 4 Avr 2010 - 13:45

culture : La délicate mélancolie de Françoise Hardy
http://www.humanite.fr/2010-04-03_Cultures_La-douce-melancolie-de-Francoise-Hardy
La chanteuse revient avec la Pluie sans parapluie. Un album sensible où se croisent balades sentimentales et pop électro et où elle se livre avec pudeur.
De l’élégance, Françoise Hardy n’en manque pas. Elle en apporte une fois encore la preuve avec un nouvel album, la Pluie sans parapluie. Soit une plongée dans l’itinéraire intérieur d’une chanteuse qui n’a jamais hésité à se livrer avec pudeur dans ses chansons. Un opus aux mélodies entêtantes, à l’image du titre d’ouverture, Noir et Blanc. L’univers feutré de l’auteure interprète de Message personnel passe aujourd’hui par un registre teinté de balades hypnotiques et de chansons ouvertement électro-pop au tempo enlevé (Champ d’honneur). Tout en douceur, les mots et les musiques s’envolent, signés avec la complicité de Jean-Louis Murat, Calogero, Arthur H, La Grande Sophie ou encore Alain Lubrano, Pascale Daniele, Ben Christophers, Fouxi, Thierry Stremler. On y retrouve la voix légère, toujours en fragile équilibre, de Françoise Hardy qui excelle sur les différents bijoux que compte l’album, dont en premier lieu la mélodie amoureuse du titre qui donne son nom à l’opus, la Pluie sans parapluie.
une jeune femme timide au rare sourire
Icône des sixties, idole de l’époque de Salut les copains, c’est à la suite de sa rencontre avec le photographe Jean-Marie Perier qu’elle va réussir à s’imposer dans un métier dont elle ignore tout. D’un naturel réservé, quelque peu distant, elle devient vite une vedette populaire auprès de la jeunesse d’alors, marquée par la variété et le courant «  yé-yé  ». À l’instar de Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Sheila, Richard Antony, dont elle fit la première partie en 1963 à l’Olympia, elle est à l’origine d’un style relativement sage qui séduit un large public. Jacques Dutronc n’est pas le dernier à tomber sous le charme de la jeune femme timide au rare sourire, qui chante Tous les garçons et les filles mais aussi L’amour s’en va, chanson représentée au concours de l’Eurovision en 1963. Il lui arrive d’ailleurs parfois de chanter en anglais, enregistrant l’album In english, qu’elle interprète en Courrèges ou en Paco Rabanne. Un registre qu’elle ira défendre en Angleterre, se produisant plusieurs fois au Savoy Hotel à Londres, croisant plus tard les Beatles ou les Stones. En France, elle enchaîne les succès, le Premier Bonheur du jour, l’Amitié, La maison où j’ai grandi, Rendez-vous d’automne, Mon amie la rose et les albums la Question, Si je m’en vais avant toi dans les années 1970. À chaque fois, Françoise Hardy fait mouche grâce à des chansons pleines de retenue et de délicatesse. Comment te dire adieu  ?, composé par Serge Gainsbourg, sera un des hits de l’année 1969. Il s’accompagne déjà du désir de se retirer de la scène, la chanteuse préférant se consacrer aux plateaux de télévision. Pas très à l’aise avec la scène, elle se retrouve plus volontiers dans l’expérience personnelle de la musique, multipliant les collaborations artistiques. Elle prête sa voix aux mots de Louis Chedid, Michel Fugain, Alain Souchon. Puis en 1988, elle sort l’album Décalages, qu’elle annonce comme le dernier de sa carrière, dont les chansons sont signées Étienne Daho, William Sheller ou encore Jacques Dutronc. Il y aura aussi le superbe Clair obscur en 2000, album de duos où elle chante notamment Puisque vous partez en voyage avec Dutronc, avec lequel elle n’avait pas chanté depuis Brouillard dans la rue Corvisart en 1978. D’autres rencontres artistiques suivront à l’occasion des opus Tant de belles choses, ou Parenthèses où elle collabore avec Benjamin Biolay, Jacno, Rodolphe Burger où… Thomas Dutronc, le fils qu’elle a eu avec Jacques. Aujourd’hui, elle revient avec un album éminemment sensible. Un répertoire mélancolique qui va droit au cœur.
Victor Hache
Album la Pluie sans parapluie, 
chez Virgin.
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Jeu 8 Avr 2010 - 19:06

Hardy-Dutronc : “Ni avec toi ni sans toi”



Pour elle l’amour rime avec toujours et, pour lui, avec humour. Depuis quarante ans, ils n’ont jamais pu se dire adieu. Interview en forme de messages personnels

Un entretien avec Benjamin Locoge - Paris Match

Jacques Dutronc arrive le premier, avec Sylvie, sa ­compagne. Lunettes fumées, cigare, pantalon noir, on le croirait prêt à monter sur scène. « Je ne répondrai à vos questions que par oui ou par non », dit-il, sarcastique. Jacques Dutronc n’aime pas les photos, il en a même horreur. Mais pour Françoise Hardy, son épouse depuis 1981, il est toujours prêt à tout. Dix ans après leur dernière interview commune, et au prétexte de la promotion de « La pluie sans parapluie », le disque de madame, le couple mythique de la chanson a donc rejoué le duo sentimental le temps d’un après-midi. Entre eux, l’amour a connu des très hauts et des très bas, mais longtemps en silence.

Il a fallu attendre l’automne 2008 pour que Françoise Hardy raconte ses souvenirs dans « Le désespoir des singes », une autobiographie détonante, où elle dévoilait tout de son intimité et de son mariage. Dans des pages subtilement écrites, elle revenait sur l’infidélité de son époux, sa dépendance à l’alcool et ses virées nocturnes qui n’en finissaient plus. Elle décrivait aussi combien elle a aimé vivre avec un homme de cette trempe, combien elle fut éperdument amoureuse du musicien. Et le temps a passé. Leurs rendez-vous se sont transformés en visites espacées. Le chacun chez soi a pris le pas sur le quotidien, lui en Corse, avec ses chats, elle à Paris. Elle fut la première, en 1988, à vivre une grande passion pour un autre. Sans lendemain. Lui, mit cartes sur table dix ans plus tard en annonçant que Sylvie était entrée dans sa vie. Mais le couple Hardy-Dutronc n’a jamais voulu se séparer, encore moins divorcer.

A la parution du livre de Françoise, Jacques s’est bien gardé de réagir. Mais lorsque monsieur est remonté sur scène début 2010, il a bien fallu qu’il trouve une parade. Il s’est sobrement contenté de dire que sa vérité n’était pas la même que celle de son épouse... Et puis ils ont dû s’affronter. Alors voilà... Entretien taquin et complice, plein de rancœurs, parfois, et d’amour. Malgré tout.

Paris Match. Vous souvenez-vous de votre première rencontre ?
Jacques Dutronc. On s’est aperçus...
Françoise Hardy. Il était l’assistant de Jacques Wolfsohn, mon directeur artistique. Quand j’allais dans son bureau, Jacques était là, caché dans un coin. La première fois que nous avons échangé deux mots, c’est lorsque je lui ai demandé s’il voulait être mon guitariste pour la tournée. J’avais une petite Austin Cooper.

J.D. [Il coupe.] Non, c’était une Austin Princess, beaucoup plus classe, avec un tableau de bord ressemblant à celui d’une Rolls !
F.H. Mais non, tu dis ça parce que tu m’as toujours idéalisée, mais c’était une Austin Cooper ! Enfin, peu ­importe, je suis au volant, arrêtée au feu de la rue de Provence et je le vois.
J.D. Je précise que j’habitais là, hein ? Je n’allais pas aux putes !
F.H. Je lui demande donc s’il m’accompagne en tournée et, comme d’habitude, monsieur est resté très évasif... Comme il l’aura été toute sa vie... Au final, j’ai dû me rabattre sur quelqu’un d’autre. Mais nous avions fait connaissance !
J.D. Je ne pouvais pas t’accompagner en tournée parce que je partais à l’armée.
F.H. Oui, c’est ce que tu dis aujourd’hui mais, à l’époque, on m’a raconté que tu avais une fiancée et que tu ne voulais pas être loin d’elle...
J.D. C’est vrai que c’est plus joli de dire cela que “je pars à l’armée”. Passons...
F.H. Et tu as dit aussi que tu avais des vues sur moi et que si tu avais été mon employé, cela aurait scié les vues en question.
J.D. Ça faisait carriériste ! J’ai préféré fuir, mais je suis revenu rapidement, j’avais un élastique ! Nous nous sommes retrouvés rue de Provence, une fois encore, où, pour être aussi grand qu’elle, je devais marcher sur le trottoir. [Il rit.]

F.H. Wolfsohn, Jacques et moi nous sommes séparés de nos fiancés respectifs au même moment. Nous étions trois célibataires, donc nous sommes pas mal sortis chez Castel ensemble. Sans qu’il ne se passe rien, d’ailleurs. Car il n’était pas rare que Jacques ramène une fiancée que généralement je trouvais affreuse.
J.D. [Il rit.] Il fallait bien que je me mette en valeur !

Retrouvez l'intégralité de l’interview-vérité de Françoise Hardy et Jacques Dutronc dans Paris Match n°3177


http://www.parismatch.com/People-Match/Musique/Actu/Hardy-Dutronc-Ni-avec-toi-ni-sans-toi-178039/

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Dernière édition par lili le Jeu 8 Avr 2010 - 19:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Jeu 8 Avr 2010 - 19:07

elle a vraiment un coté masculin cette femme ; on dirait le frere de jacques !
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Jeu 8 Avr 2010 - 19:13

là c'est particulier souvent je la trouve belle Smile

j'espère que le reste de l'article est plus passionnant que cet extrait mais faut dire que j'ai lu la bio y a pas longtemps

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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 11 Avr 2010 - 17:46

Égérie absolue des années 60, Françoise Hardy a traversé ces cinq dernières décennies comme personne. De retour avec son meilleur disque depuis Le Danger (1996), elle se penche sur huit albums marquants d’une discographie pléthorique qui ne lui a pas toujours rendu grâce. Avec La Pluie Sans Parapluie, superbe disque de saison au casting syncrétique et aux paroles dédiées, la chanteuse de Comment Te Dire Adieu aurait-elle mis un point final à sa carrière phonographique ? [Interview Franck Vergeade].


Tous Les Garçons Et Les Filles (1962)
C’est toujours difficile de me faire interviewer sur des choses déjà écrites. Par définition, tout est dit dans les écrits, en l’occurrence dans ma biographie, Le Désespoir Des Singes Et Autres Bagatelles (2008). Comme je le répète souvent, je n’ai jamais pu écouter cet album. Dès mes débuts, j’étais totalement insatisfaite. Après la sortie d’un super 45 tours Il Est Parti Un Jour-J’Suis D’Accord/Oh Oh Chéri-Tous Les Garçons Et Les Filles, autant de morceaux pas terribles, on a donc enregistré l’album dans la foulée du succès qui s’en est suivi. Je n’aimais pas les orchestrations des morceaux. C’est très rare de tomber sur un réalisateur qui sache magnifier le potentiel d’une composition. À l’automne dernier, j’ai été très contrariée que le label Vogue choisisse de rééditer mes six premiers Lp’s dans un coffret (ndlr. La Collection 62-66, 2009). J’aimerais tellement que tous ces disques soient effacés à tout jamais. Bien sûr, j’ai conscience qu’une chanson comme Tous Les Garçons Et Les Filles a marqué son époque, mais c’est aussi parce qu’elle est marquée par l’époque qu’elle a ainsi traversé les décennies.

Comment Te Dire Adieu (1968)
Pour le marché anglais, j’avais publié un disque de reprises dont j’étais très contente (ndlr. In English, 1966). D’ailleurs, c’est à partir du moment où j’ai enregistré en Angleterre que j’ai enfin bénéficié d’orchestrations décentes, très honorables même. Pour l’album Comment Te Dire Adieu, j’ai donc poursuivi l’expérience, en reprenant des standards comme Suzanne de Leonard Cohen ou en les adaptant en français, comme La Rue Des Cœurs Perdus, dont le titre original était Lonesome Town, popularisé par Ricky Nelson. Je m’étais donc fait doublement plaisir. J’avais aussi la chance d’avoir des réverbérations partout sur ma voix. Depuis que je chante, j’ai toujours été fascinée par la réverb’. En studio, j’en réclame toujours plus que de raison. Étonnez-Moi Benoît, l’avant-dernier morceau du disque, m’a permis de rencontrer Patrick Modiano, un écrivain que j’admire. Nous étions si jeunes alors…

La Question (1971)
Un de mes meilleurs albums, sinon le meilleur. Je n’irai cependant pas jusqu’à dire qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre. Avec Le Danger (1996), c’est le seul disque qui présente une telle homogénéité. Pour La Question, l’explication est simple : la plupart des chansons ont été composées par une seule et même personne, une amie brésilienne qui s’appelait Tuca. Pour la première et dernière fois, j’ai enregistré les chansons en live, avec Tuca à la guitare et Guy Pedersen, un bassiste exceptionnel de jazz. Puis, avec Tuca, nous sommes parties en Corse pour réfléchir à la question de savoir s’il fallait ou non rajouter des cordes. De retour à Paris, nous nous sommes enfermées dans le bureau de son éditeur et Tuca m’a joué plusieurs thèmes pour chaque titre. C’est la seule fois de ma carrière où j’ai participé à ce point à l’élaboration d’un album. D’ailleurs, si j’ai pu interpréter en direct toutes les chansons, c’est parce que Tuca me les avait faites répéter pendant un mois entier à la maison. Les gens ne peuvent pas imaginer une chose pareille qui, selon moi, est proprement inimaginable : le chanteur arrive en studio pour enregistrer, sans jamais n’avoir répété avec personne… Il faut donc apprendre seul dans son coin, mais on peut facilement prendre des faux plis. Et comme je suis quelqu’un de très lent, ça m’est difficile de me dépêtrer d’un faux pli. J’ai été très flattée par le résultat. J’aime particulièrement Le Martien, une chanson portée par une mélodie sublime et une réalisation superbe. Il y a simplement une guitare, une basse et les bruits de bouche inventifs de Tuca ! J’ai aussi un faible pour le morceau La Question, qui est le résumé de toute ma vie sentimentale. Je tire enfin une petite fierté de Doigts, qui reste ma toute dernière composition. Je suis moi-même étonnée par la qualité mélodique de cette petite chanson. (Sourire.) J’aime autant les petites chansons que les grandes chansons à partir du moment où la magie opère.

Et Si Je M'En Vais Avant Toi (1972)
Malgré l’échec de La Question – j’ai toujours préféré enregistrer des bons albums qui ne marchent pas que de mauvais disques qui cartonnent –, j’avais un peu changé de statut, en m’élevant au-dessus de la variété dans laquelle j’étais alors confinée. Dans la mesure du possible, j’essaie, à chaque fois, de sortir des albums qui se suivent et qui ne se ressemblent pas trop. Contrairement à mon habitude, j’avais envie d’enregistrer des chansons sur un ton légèrement humoristique et des rythmes plus entraînants. Mon éditeur anglais, Noel Rodgers, m’a présenté Tony Cox, puis nous avons enregistré dans un petit studio à Londres. C’est la première fois où je me suis retrouvé aux côtés d’un arrangeur qui n’avait rien écrit d’autre que les grilles d’accords. Les musiciens devaient tout composer en studio. Comme je finançais entièrement l’enregistrement, j’avais peur que le budget ne s’envole… (Rires.) Les premières séances m’ont inquiété, car il ne se passait rien pendant des heures, avant d’être transportée par une mélodie… Il y a une chanson que j’aime particulièrement, qui s’intitule Où Est-Il, où les guitares ne font pas dans la demi-mesure. (Sourire.) Au final, je suis aussi fière de cet album-là que de La Question.

Entr’acte (1974)
L’idée de cet album vaguement concept était inspirée par ma vie personnelle. Ça raconte l’histoire d’une femme seule et donc obligée de se retrouver avec d’autres hommes que celui avec lequel elle avait envie d’être. Un jour, par dépit, elle décide de vivre une aventure pour contrebalancer un peu l’attitude de l’homme aimé. (Sourire.) L’album narre ainsi leur rencontre. Je me retrouve pleinement dans la chanson du dîner, Et Voilà : “Et voilà qu’il parle de lui/Comme s’il devait plaider sa cause/On dirait qu’il se justifie/Et moi je pense à autre chose”. J’y chante aussi : “Johnny Walker est dans nos verres et voudrait bien nous rapprocher/Johnny Walker est dans mon verre et j’ai envie d’être embrassée…” J’avais écrit ces paroles dans le but de tourmenter Jacques, mais je crains qu’il ne les ait probablement jamais écoutées. (Sourire.)

Décalages (1988)
La promotion était devenue tellement éprouvante – ça l’est toujours, d’ailleurs, même si je passe là un moment plaisant – que j’avais décidé d’arrêter après la sortie de Décalages. À l’époque, j’envisageais de pouvoir continuer en écrivant pour d’autres. J’étais très triste de devoir prendre une telle décision parce que j’adore être en studio. J’ai un grand regret puisque l’album devait être produit par David Richards, qui avait notamment collaboré avec Iggy Pop et David Bowie, mais il n’était pas disponible avant quelques mois. Virgin, ma maison de disques, a exercé une telle pression que je n’ai pas pu l’attendre. Pourtant, avec David Richards, le disque aurait été mille fois mieux. C’est un regret éternel. Gabriel Yared, avec qui j’avais notamment fait Quelqu’Un Qui S’En Va (1982), m’a donc suggéré le nom de Steven Short. En pleine mode synthétique, je lui ai dit que je rêvais plutôt d’un album acoustique. Or, le premier jour de studio, je découvre un énorme clavier… (Rires.) C’est pourquoi la lourdeur de l’orchestration confère un caractère particulièrement daté à l’ensemble. Le duo avec Jacques Dutronc, Partir Quand Même, s’est immédiatement imposé comme le single, mais j’ai été épouvantée en l’entendant, par hasard, à la radio alors que le disque n’était même pas achevé. Fort heureusement, Dominique Blanc-Francard nous a sauvé la mise en acceptant de refaire le mixage de l’album. C’est quelqu’un qui a énormément de patience, d’humour et de compétence. Pour moi qui doute toujours, il m’est d’un très grand soutien. Depuis Décalages, je fais appel à lui à chaque fois que c’est possible, comme sur La Pluie Sans Parapluie.

Le Danger (1996)
À la Closerie des Lilas, j’avais été invitée à un dîner organisé par Étienne Daho et Fabrice Nataf, alors patron des disques Vogue. Je me doutais bien qu’il y avait anguille sous roche et au moment du dessert, Fabrice m’a demandé pourquoi je ne souhaitais plus enregistrer. Je lui explique donc que la promotion est une épreuve sans nom et que je ne suis pas une artiste de scène. Et il a cette réponse historique : “Je vous signe même sans promotion. L’important n’est pas de vendre des disques, mais que les chansons existent”. On a donc commencé à parler d’un album éventuel, mais il ne me proposait que des noms connus comme Laurent Voulzy. Moi, j’avais seulement envie de travailler avec Rodolphe Burger, dont je suis une fan de la première heure depuis Kat Onoma, et Alain Lubrano, que personne ne connaissait à l’époque et qui avait été assistant sur Décalages (1988). Finalement, je n’ai pas signé avec Fabrice Nataf, mais avec Emmanuel de Buretel chez Virgin. Car j’avais enfin décidé de faire les choses de manière contractuelle, en travaillant avec Voyez Mon Agent (VMA), que Jacques a débaptisé Volez Mon Argent. (Rires.) Avec le recul et grâce à mon fils Thomas, j’ai pris conscience que ma voix était peut-être trop noyée sur Le Danger, ne serait-ce que pour la compréhension des paroles. J’adore les boucles hypnotiques composées par Rodolphe. D’ailleurs, j’ai écrit mes trois meilleurs textes sur ses compositions : La Beauté Du Diable, Dix Heures En Été et surtout Contre-Jour.

La Pluie Sans Parapluie (2010)
La Pluie Sans Parapluie fait suite à Parenthèses (2006), un disque de duos qui m’a valu quelques grands moments. Récemment, j’ai dû répondre au questionnaire de Proust. À la question de mon meilleur souvenir professionnel, j’ai répondu la reprise de Charles Trenet, Que Reste-T-Il De Nos Amours ?, interprétée avec Alain Bashung. J’étais évidemment tétanisée le jour de l’enregistrement. Chanter m’est souvent difficile, mais tout a coulé de source pour une fois. Je n’ai jamais eu une seule idée directrice pour un album. Pour celui-ci, comme pour les précédents, j’ai donc cherché les meilleurs mélodistes possibles. Car j’ai toujours attaché une importance primordiale à la mélodie – le texte est secondaire et doit être au service de la mélodie. Selon moi, un disque vaut par la qualité des chansons qui s’y trouvent, et non par un quelconque concept. Parmi les nouveaux collaborateurs, figure Jean-Louis Murat, qui est arrivé là un peu par hasard. En effet, j’avais quasiment terminé l’album – il ne restait plus que quelques mixages – lorsque j’ai reçu un mail de Marie Audigier, la manageuse de Murat, m’informant qu’il avait écrit plusieurs titres pour moi. J’étais à la fois étonnée et très flattée. Car certaines difficultés de réalisation étaient telles que j’ai régulièrement fantasmé d’enregistrer un album avec Jean-Louis Murat, dont les réalisations me paraissent toujours d’une perfection absolue et dont je suis attentivement la carrière depuis Mustango (1999). À l’écoute des démos, j’ai immédiatement accroché à Memory Divine, un morceau en anglais. De nature obsessionnelle, je n’écoutais alors plus que cette chanson. Je l’ai donc faite entendre à qui de droit chez Virgin et nous l’avons enregistrée la première semaine de janvier aux studios du Palais des congrès, alors qu’il neigeait sur Paris. Je ne pouvais décemment pas attendre de sortir un autre album – Dieu seul sait si et quand ça arrivera… – pour chanter Memory Divine. La Pluie Sans Parapluie, mon dernier album ? C’est la grande question…

Franck Vergeade

http://www.magicrpm.com/a-lire/tous/francoise-hardy/entrevue-08-04-10

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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 11 Avr 2010 - 17:50

elle case le dernier... dommage j'aurais aimé qu'elle ai le cran de pas le mettre Laughing j'espère qu'elle le considère comme vraiment allant dans "les 8 marquants"
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 11 Avr 2010 - 17:56

j'aime toujours beaucoup la lire Smile

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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Jeu 15 Avr 2010 - 0:03

Françoise Hardy, la classe éternelle
http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/44359/date/2010-04-14/article/francoise-hardy-la-classe-eternelle/
La chanteuse sort son 26e album, La pluie sans parapluie. Conclusion évidente : la classe de Françoise Hardy est éternelle. Critique et écoute intégrale. Par Stéphane Deschamps
Il faut l’écrire pour le croire : La Pluie sans parapluie est le 26e album de Françoise Hardy, chanteuse de qualité depuis près d’un demi-siècle. Les années passent, ma bonne dame. Et Françoise Hardy, grande dame, passe entre les gouttes. Ce titre, La Pluie sans parapluie, c’est de saison – et c’est un peu comme un manouche sans guitare.
Mais sur le disque, ça sent vraiment le printemps, l’éclaircie, un réveil des sens encore engourdis par les frimas de l’hiver. Mythique ermite, Françoise Hardy n’a jamais été hermétique. Elle a confié une partie de la composition de son nouvel album à des auteurs aussi divers que Murat, Calogero, La Grande Sophie, Arthur H et quelques autres.
Pour la réalisation, option french variety, elle retrouve le fidèle Alain Lubrano. Et finalement, ça n’a aucune importance. Car sur le fond et la forme, c’est Françoise Hardy qui tient le manche du parapluie. Ici donc, un déroulé de chansons élégantes et indolentes, à la fois intimes et opaques, chantées d’une voix au grain inimitable.
Rien de surprenant, mais rien de décevant non plus. Et quelques ravissements mélancoliques : La Pluie sans parapluie, Un coeur éclaté, Les mots s’envolent, trois chansons déclives où Françoise Hardy chante un peu comme Julie London. Ce que cet album rappelle, c’est que Françoise Hardy est une sorte de chanteuse de jazz sans jazz.
Sa voix est un instrument intime, qu’elle maîtrise et dont elle use pour exprimer toutes les nuances d’un texte ou d’un sentiment. Françoise Hardy peut se permettre de chanter Je ne vous aime pas. Elle sait qu’on lui répond en secret : nous aussi.
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 25 Avr 2010 - 15:38

maintenant sur france 2
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Sam 1 Mai 2010 - 15:38

nuit de jeudi 6 mai à vendredi 7 mai à 03:03 : 1 h d'itw dans sous les étoiles exactement sur france inter

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Arnkyl
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Mer 5 Mai 2010 - 21:18

le film "madame de" dont Francoise H fait référence dans la chanson "je ne vous aime pas" passe ce soir (mercredi 5 mai) en 2eme partie de soirée sur Arte ...pour ceux qui n'aiment pas Lost
(désolé si l'info à déjà était passée)
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Ven 7 Mai 2010 - 18:08

c'est l'invité mystère, maintenant sur europe 1 chez ruquier
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Ven 7 Mai 2010 - 18:12

c'est marrant je trouve que sa voix est désagréable quand elle parle... Laughing je coupe
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Ven 7 Mai 2010 - 18:18

ah merci je vais mettre ! j'aime beaucoup la voix de fh Smile

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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 16 Mai 2010 - 1:06

Toute en sobriété

LA PLUIE SANS PARAPLUIE est le 26ème album-studio de Françoise Hardy. Celle qui est la seule artiste française dont les chansons sont diffusées de Buenos Aires à Tokyo, en passant par Sydney, Hong-Kong, Londres ou Rio, répond ici à quelques questions naïves inspirées par son dernier CD.

"J'écris mes maux les nerfs à cran" chantez-vous dans Noir sur Blanc qui ouvre votre dernier disque. Travaillez-vous dans l'urgence, comme disait le faire Serge Gainsbourg, en travaillant et en retravaillant vos textes comme l'expliquait Georges Brassens, ou seriez-vous plutôt comme Charles Trenet qui affirmait écrire des chansons comme un pommier fait des pommes?

Françoise Hardy - Je suis une laborieuse. Rien ne me vient facilement et je suis incapable de travailler dans l'urgence. Je ne suis pas prolifique, je ne suis pas du premier jet : il me faut du temps pour trouver une idée, trouver les mots pour l'exprimer et remanier sans cesse pour coller à la mélodie au mieux.

"Pas plus de ressort / Qu'un vieux hareng saur" chantez-vous dans Champ d'honneur. Était-ce une évocation du poème de Charles Cros? L'humour perce souvent dans vos chansons, pour qui sait les écouter. Qu'est-ce qui vous amuse en général ?

- Le hareng saur est un mot qu'utilisait Alain Lubrano, le compositeur, sur sa maquette. Le mot m'a fait rire et je l'ai donc gardé. Mais je ne pense pas qu'Alain connaisse Charles Cros... À part ça, j'aime par dessus tout l'humour de Woody Allen et l'humour anglais, Winston Churchill, Agatha Christie, Oscar Wilde…

"Au diable les vieux refrains" dites-vous dans Les pas. Quel(le)s jeunes artistes aujourd'hui pourraient vous faire penser à celle que vous étiez quand vous avez pris le "risque" d'enregistrer LA QUESTION en 1971?

- Ce n'était en rien une prise de risque. J'adorais les chansons de Tuca et étais très heureuse de pouvoir les chanter ! Il y a aujourd'hui de nombreux jeunes artistes qui ont beaucoup de talent et sont bien plus matures, intelligents, musiciens et ont un vocabulaire infiniment plus riche que moi au même âge. Je pense, entre autres, à Sophie Hunger, Camille, Camélia Jordana, Jeanne Cherhal pour les filles, Benjamin Biolay, Julien Doré, Babx pour les garçons, sans oublier Thomas…

Vous faites preuve d’humilité – et cela vous caractérise - en évoquant une maturité, un talent dont vous n’auriez pas disposé à cet âge… D’ailleurs, il suffit de réécouter Tu ressembles à tous ceux qui ont du chagrin pour s’en convaincre… Le chagrin, la mélancolie semblent bercer votre inspiration. Pouvez-vous nous dire, par exemple, pourquoi Que reste-t-il de nos amours ?, que vous avez enregistrée avec Alain Bashung, est votre chanson préférée ?

- J'ai toujours eu du mal à expliquer une évidence. La mélodie de Que reste-t-il de nos amours ? est très belle, très mélancolique et totalement intemporelle – on la chantera encore dans mille ans s'il y a encore des êtres humains dans mille ans... Et le texte exprime joliment quelque chose que tout le monde ressent, car tout le monde est hélas amené à se poser cette question aussi déchirante que désabusée plusieurs fois dans sa vie.

"Le temps de l'innocence/ Comme c'est loin déjà" regrettez-vous dans Le Temps de l'innocence. Le temps des yéyé, le temps des copains et de l'aventure... François Jouffa disait dans un précédent entretien qu’il n’avait jamais eu conscience de vivre quelque chose de spécial dans les années 60, qu’interviewer les Beatles, Bob Dylan ou les Rolling Stone, c’était pour lui comme aller passer un moment avec des copains. Que tout semblait aller de soi... Regrettez-vous cette période? Quelle fut votre réaction quand vous avez appris que Bob Dylan vous dédiait un poème sur la pochette de l’album ANOTHER SIDE OF BOB DYLAN ?

- Je ne regrette pas spécialement cette époque. Ce que je regrette surtout, c'est la jeunesse, avec l'énergie et la tendance à aimer follement qui vont avec. Je regrette aussi le fait que nous étions moins nombreux, que la concurrence était moins forte. La surpopulation est une calamité dont on ne parle pas assez et contre laquelle on ne fait rien... J'ai sans doute eu du mal à croire que Bob Dylan m'avait dédié un poème. Je me souviens que c'est David McNeil qui me l'a appris ainsi qu'envoyé le poème en question. Mais ce n'est pas le genre de chose qui me touche. Je suis beaucoup plus touchée si un artiste que j'admire apprécie l'une de mes chansons. Je me sens étrangère aux fantasmes éventuels inspirés par mon physique, par mon apparence…

Avoir marqué, et dans le monde entier, les années 60 d'abord, puis la musique pop des années 70, constitue-t-il un sentiment, disons, vertigineux?

- Tout est relatif et je ne pense jamais à ce genre de chose.

C’est précisément cette distance par rapport au personnage que vous êtes qui vous rend si attachante, outre la qualité de vos chansons. « Ne jamais donner prise / Garder la main / Et sourire, l’air de rien » chantez-vous dans Esquives… Si l’on vous demandait de donner un synonyme, un seul, du mot « élégance », lequel choisiriez-vous ?

- Sobriété.

L’adaptation en anglais (You know me) de Voilà (dont vous aviez signé les paroles et la musique, et qui figure sur l’album MA JEUNESSE FOUT LE CAMP) par Robbie Williams vous semble-t-elle assez... sobre ? Avez-vous été prévenue de l’enregistrement de ce titre ?

- Il me semble que mon éditeur et moi avons été prévenus, peut-être pas avant l’enregistrement lui-même, mais avant sa sortie. J’apprécie ce qu’a fait Robbie Williams en l’occurrence, surtout à cause de l’énergie qui s’en dégage, sans parler de la qualité du son et du chant!

Dans Ah! Si vous connaissiez ma poule, Maurice Chevalier rendait hommage à Danielle Darrieux. Soixante-dix ans plus tard, vous lui dédiez Je ne vous aime pas, inspirée de la fameuse réplique que l'actrice adresse à Vittorio de Sica dans le film "Madame de". N'avez-vous jamais été tentée par le cinéma? Quel est votre film culte?

- Vaste question. En tout cas, pour Danielle Darrieux, le film que je préfère avec elle est "La vérité sur bébé Donge" d'Henri Decoin. L'un de mes films préférés est "Separate lies" de Julian Fellowes avec Rupert Everett et Emily Watson : un chef d'œuvre absolu et pas assez connu en France. Je pense aussi à "Une autre femme" de Woody Allen, "The Constant gardener" de Fernando Meirelles avec Ralph Fiennes, "The Age of innocence"de Martin Scorsese avec Daniel Day-Lewis, "Les vestiges du jour" ou "Retour à Howards End" de James Ivory, etc. etc. etc. Non, je n'ai jamais été tentée par le cinéma car j'ai horreur d'être en représentation et suis incapable de jouer la comédie.

Sur votre album de duos, vous invitiez Alain Delon à interpréter un titre de Jean Bart, Modern Style. Pourquoi Alain Delon ?

- Parce que le texte de Modern style est très noir et que j'ai toujours perçu Alain Delon comme quelqu'un de sombre, comme un écorché vif. Et puis, c'est une légende vivante, et j'ai toujours apprécié son très grand talent d'acteur, et son élégance innée.

La chanson Un cœur éclaté est, elle, dédiée à la romancière Rosamond Lehmann. Le formidable succès de votre autobiographie pourrait-il vous inciter à vous plonger dans l'écriture d'un roman, d'un recueil de nouvelles?

- Certainement pas. Je n'ai aucune imagination et ne suis pas un écrivain.

Dernière question. "Du fond de mon lit, j'entends tomber la pluie" chantez-vous dans La pluie sans parapluie. Mais vous parlez d'une pluie parisienne, froide, citadine. Il existe aussi sous des latitudes tropicales des pluies assourdissantes, tièdes, instantanées. Voyager vous est-il nécessaire?

- Je n'aime pas voyager et m'intéresse moins au monde extérieur qu'au monde intérieur qui m'inspire bien davantage. J'aime les grandes villes et la beauté de la nature à laquelle j'ai accès soit à Paris, soit en Corse, me suffit et m'émerveille sans cesse.

(Entretien Baptiste Vignol)

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Arnkyl
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 16 Mai 2010 - 10:44

Interessant. Merci Lili
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 16 Mai 2010 - 10:58

me suis dit pareil de rien Wink

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olivier62




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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Dim 16 Mai 2010 - 21:59

Toujours eu du respect et de l'admiration pour Françoise Hardy, dont le dernier disque est MAGNIFIQUE.
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Sam 5 Juin 2010 - 14:30

ce soir sur europe 1 Samedi - 23h00 : Thierry Lecamp recevra dans "On connait la musique" Babx, Julien Doré, David Hallyday, Françoise Hardy, Camélia Jordana et La Grande Sophie

même si c'est probablement une rediff vu certains invités

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Vava3003
si loin de chez moi, je ne comprends pas pourquoi mon coeur s'emballe comme ça



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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Ven 11 Juin 2010 - 22:20

France Gall, Sheila, Hardy, Sylvie Vartan par Mireille Dumas.
A découvrir en juillet à 20h35 sur France 3, un documentaire de Mireille Dumas, sur "quatre idoles dans le vent"...


Au début des années 60, quatre jeunes chanteuses d’à peine 20 ans font chavirer le coeur de toute une génération : Sheila, Sylvie Vartan, Françoise Hardy et France Gall. En quelques mois, elles imposent leurs tubes à la radio et à la télévision, créent un style vestimentaire et font partager leur mode de vie à travers de nombreux reportages photo pour une presse jeune en plein essor.
Composé d’images d’archives et de témoignages, ce documentaire reviendra sur toute une époque : des années 60, en passant par Mai 68, jusqu’aux années disco, celle où, pour la première fois, la jeunesse a eu son mot à dire.
Témoin privilégié de cette génération colorée, joyeuse, insouciante mais aussi contestataire: le photographe Jean-Marie Périer, qui a immortalisé ces « quatre filles dans le vent » sur des photos devenues cultes.
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lili
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MessageSujet: Re: Françoise Hardy Ven 11 Juin 2010 - 22:22

tiens marrant de mettre france gall avec les trois !

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